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République
togolaise MINISTÈRE DE LA
JUSTICE |
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PROGRAMME NATIONAL DE MODERNISATION DE
LA JUSTICE (PNMJ) |
République Togolaise
Ministère de la Justice
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PROGRAMME NATIONAL DE MODERNISATION DE LA JUSTICE 2005 - 2010 |
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Avant-projet
final, tel qu’amendé par l’atelier de validation tenu à Kpalimé du 17 au 19
août 2005
SOMMAIRE
1. L’existence d’un cadre juridique promouvant le respect des droits humains, la justice sociale, la protection des personnes et des biens, assorti d’un système juridictionnel indépendant et apte à assurer en assurer l’application cohérente et uniforme est la caractéristique d’un régime de droit. Elle constitue également un pré-requis au développement du secteur privé, à l’attraction de l’investissement direct étranger, à l’intégration du pays dans l’économie mondiale et, in fine, à l’amorce d’un développement durable.
2. Des avancées importantes vers ce régime de droit sont intervenues au Togo depuis le début des années 90. L’indépendance de la justice est désormais garantie au plan formel par les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs, de distinction des magistrats du siège et du parquet, d’inamovibilité des magistrats du siège ainsi que par la création d’un Conseil supérieur de la magistrature statuant en matière d’avancement et de discipline. Le cadre législatif organisant les juridictions, est considéré comme globalement orthodoxe, sous réserve d’adaptations. Les effectifs de magistrats ont doublé en 7 ans, permettant au Togo, avec 1 magistrat pour 31 000 habitants, de se situer dans la moyenne supérieure des États du Sud. Les traitements des magistrats ont en outre été revalorisés. L’État togolais a enfin adhéré aux principales conventions internationales sur les droits de l’Homme et est un état membre de l’OHADA dont il applique les actes uniformes, contribuant ainsi à une plus grande sécurité juridique des affaires.
3. De nombreux problèmes restent cependant à adresser. Le service public de la Justice s’est en effet fortement détérioré depuis une décennie, du fait des restrictions budgétaires, conséquence de la réduction drastique en 1993 de l’aide internationale au développement du Togo. Le budget du ministère de la Justice, amputé de 50% au début des années 1990, représente aujourd’hui moins de 0,5% du budget de l’État et ne parvient à financer que les salaires des magistrats. Les juridictions, qui ne disposent plus de budget propre, assurent désormais leur fonctionnement sur les recettes de leurs greffes, ce qui constitue une source potentielle de dérives. L’absence totale de crédits d’investissement alloués à la justice a conduit à une dégradation des infrastructures judiciaires qui affecte tant les conditions de travail des magistrats que l’image même de la Justice. La formation et surtout, le perfectionnement des magistrats, ne sont plus assurés depuis de plusieurs années. De nombreux magistrats, spécialement provinciaux, n’ont jamais reçu de recyclage depuis leur nomination et ont donc perdu l’essentiel des connaissances acquises lors de leur formation initiale. Le corpus normatif civil et pénal est soit lacunaire soit en contradiction avec l’évolution de la société. Ainsi, le code civil reste le code français d’avant l’indépendance, le code pénal ne comporte que 243 articles et est en contradiction avec les dispositions de plusieurs conventions internationales auxquelles le Togo est partie, le code de l’enfant n’est toujours pas rédigé. Ces exemples peuvent être multipliés. L’établissement effectif de l’État de droit est par ailleurs contrarié par des carences affectant l’ordre juridictionnel. La Cour Suprême n’exerce qu’imparfaitement son rôle de cassation et donc de régulation de la jurisprudence civile et pénale. Les chambres administratives de la Cour Suprême et de la cour d’appel ne sont toujours pas fonctionnelles. Il en résulte une absence complète de contentieux administratif au Togo, ce qui constitue une atteinte sérieuse aux droits de citoyens, de facto incapables d’assigner en justice l’État. Les tribunaux autonomes de commerce imposés par le traité OHADA ne sont pas établis. Il en va de même pour la Cour des comptes, organe constitué.
4. Conscient des carences actuelles affectant le système judiciaire et de la nécessité de procéder à une réforme en profondeur de l’institution en vue de renforcer la démocratie et l’État de droit, le ministère a entrepris en avril 2004, avec le concours du PNUD, un diagnostic de la justice au Togo, dont les résultats et recommandations ont servi de support à la conception du présent document, réalisé avec le concours de 2 consultants (M. Bernard Jolly, consultant international PNUD-UNDESA et M. Aregba Polo, ancien ministre, consultant national) et validé par un atelier ouvert par le Président de la République le 16 août 2005. L’atelier, tenu à Kpalimé entre le 17 et 19 août, associait les représentants de la totalité des acteurs de la Justice ainsi que les bailleurs de fonds intéressés par la réforme de la justice. Le document final va être soumis au Conseil des ministres et faire l’objet d’une ‘’lettre de politique’’ qui exprimera la politique gouvernementale de réforme judiciaire sur les 5 ans à venir. Ce faisant, le gouvernement togolais commence à exécuter l’engagement 2.7, pris dans le cadre des consultations ouvertes avec l’Union européenne le 14 avril 2004 et qui vise à ‘’assurer par des mesures adéquates à préciser ultérieurement, un fonctionnement de la justice impartial et indépendant du pouvoir exécutif’’. Ce document pourrait également avoir vocation à s’incorporer dans la future stratégie nationale de promotion de la bonne gouvernance. Ses orientations et objectifs pourront enfin être intégrés dans la nouvelle version du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), en cours de formulation par le Gouvernement et qui constitue un pré-requis pour l’accès ultérieur du pays aux programmes de réduction de dette dans le cadre de l’initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE).
5. Le programme se décompose en 6 sous-programmes et 26 projets pour un montant total de 10,5 Mds FCFA sur 5 ans, incluant les infrastructures et l’assistance technique. Un diagramme visualisant l’architecture générale du programme, ainsi qu’un récapitulatif budgétaire, figurent en annexe 1 et 3 au présent document.
6. Le programme vise l’établissement sur 5 ans des fondements d’une justice indépendante, efficiente, accessible à tous, y compris des populations les plus vulnérables. Les objectifs finaux sont le renforcement de l’État de droit, l’affermissement des droits de l’Homme et de la paix sociale, l’établissement d’un environnement juridique soutenant le développement du secteur privé ainsi que l’intégration du Togo dans l’économie mondiale. Les objectifs spécifiques et les actions à entreprendre pour les atteindre sont les suivants (cf. diagramme en annexe 2) :
- Indépendance de la Justice, via : (i) la réforme du statut des magistrats qui visera à limiter les risques d’arbitraire dans la promotion en fixant des critères plus détaillés d’éligibilité à l’avancement de grade, (ii) la révision de l’organisation des collèges et formations du Conseil supérieur de la Magistrature, (iii) la mise en place effective de juridictions administratives permettant des recours juridictionnels contre les décisions de promotions jugées non conformes au statut, (iv) la réhabilitation des dossiers et l’informatisation de la gestion administrative des magistrats par la MdJ qui permettra au CSM de disposer en temps voulu de dossiers personnels complets et fiables, (v) l’adoption d’un code d’éthique des magistrats.
- Efficience de la Justice, via : (i) le renforcement des capacités des magistrats par une remise à niveau sur 2 ans de la totalité des effectifs de magistrats et d’auxiliaires de justice, suivie de (ii) la création d’un centre de formation des professions judiciaires, (iii) l’équipement et l’informatisation des juridictions centrales (iv) la professionnalisation des greffiers et l’informatisation des greffes, (iv) la révision du cadre budgétaire des juridictions en vue de leur garantir un fonctionnement normal et transparent, (v) la mise à disposition de moyens documentaires et, (vi) la mise en oeuvre de contrôles réguliers des juridictions qui seront opérés conjointement par l’inspection générale des services judiciaires et la direction des parquets, dont les capacités auront été renforcées à cet effet.
- Rapprochement de la Justice et du citoyen, via : (i) la réhabilitation et l’équipement des 30 tribunaux régionaux et provinciaux de première instance ainsi que le redéploiement des effectifs de magistrats en fonction des charges de travail juridictionnel de chaque tribunal, (ii) la mise en œuvre d’audiences foraines ciblant les populations rurales, (iii) une expérience pilote de fonds d’aide judiciaire, initiée à Lomé et Kara puis étendue à l’ensemble du territoire, (iv) l’information des citoyens sur leurs droits et les moyens de les exercer.
- Prévisibilité du droit, via : (i) la révision et mise en cohérence des textes essentiels de droit civil, pénal, des affaires, humains ainsi que, le cas échéant, de codifications législatives, (ii) le renforcement des capacités des cours supérieures (Cour Suprême et cours d’appel) à assurer leur fonction de régulation jurisprudentielle (iii) la dissémination systématique des lois, règlements et jurisprudences.
-
Assujettissement de l’administration
au droit, via : (i) l’implantation effective de
juridictions administratives permettant aux citoyens d’obtenir l’annulation ou
la réformation d’actes ou de règlements administratifs illégaux, (ii) l’implantation effective d’une Cour des
comptes assurant le contrôle juridictionnel de l’exécution du budget de l’État.
La stratégie d’action sous-tendant le présent programme peut être résumée comme suit :
A. institutionnalisée et participative
7. La mise en oeuvre d’un programme de réforme judiciaire est un processus complexe qui, pour être efficace, doit agir simultanément mais de façon coordonnée et séquentielle sur les principaux facteurs qui déterminent l’efficience judiciaire. La réforme est aussi un processus technique devant mobiliser en temps voulu une expertise pluridisciplinaire, nationale et internationale, relevant tout autant de la science administrative et du droit public que de l’économie, des finances publiques, et des sciences du management. La modernisation judiciaire est enfin un acte participatif qui nécessite l’aménagement d’un dialogue constant et cohérent entre le pouvoir politique et les principaux acteurs de l’administration, de la société civile et du secteur privé. Ces considérations ont justifié la décision de mettre en place, auprès du ministre de la justice, un dispositif ad hoc de gestion et de pilotage de la réforme judiciaire, qui se composera d’une cellule technique de projet, l’Unité de gestion du programme de modernisation de la Justice (UGPMJ), qui servira de point d’ancrage à l’assistance internationale, et un comité de pilotage, organe stratégique, auquel seront associés non seulement les ministres intéressés par la réforme judiciaire, mais aussi des représentants du Parlement, de la société civile, du secteur privé et des partenaires de développement. Le dispositif ad hoc ainsi constitué aura vocation, à l’issue du programme, à être incorporé dans l’organigramme du ministère de la Justice, permettant ainsi de pérenniser la fonction de modernisation permanente de la Justice. Cette approche participative concerne également la formulation même du présent avant-projet de programme, qui fera l’objet d’un atelier permettant de recevoir les avis des représentants des magistrats et auxiliaires de justice avant présentation du document en Conseil des ministres.
B. Globale
8. Le programme adresse, comme il ressort de la section I.2 ci-dessus, l’ensemble des composantes de la problématique de modernisation de la justice : administration de la justice / modernisation de la législation / indépendance et efficience des juridictions / renforcement des capacités des magistrats et des auxiliaires de la justice / renforcement du contrôle juridictionnel de l’activité de l’État / rapprochement de la justice et des citoyens. Ses composantes ont été conçues de façon à se renforcer mutuellement en cours d’exécution. La décomposition du programme en sous-programmes et projets permettra en outre de faciliter l’intervention et la coordination des partenaires de développement.
C. Graduelle
9. La mise en place d’un programme de la magnitude du PMJ impose une hiérarchisation des priorités ainsi que l’établissement d’un calendrier d’action corrélé à l’agenda de reprise de la coopération et aux délais de formulation et de décaissement des projets des partenaires de développement. La stratégie d’action prévoit ainsi 3 phases sur 5 ans :
· Phase 1 (2005-2006) Activités préparatoires et révision du cadre juridique de l’organisation judiciaire.
· Phase 2 (2007-2008) Réforme des codes et renforcement des capacités des juridictions centrales
· Phase 3 (2008-2010) Consolidation et renforcement des capacités des juridictions provinciales
La chronologie de mise en oeuvre des projets durant la phase 1 apparaît dans le calendrier ci-après.
La stratégie du programme est fondée sur (i) l’implantation du dispositif de réforme et de coordination des aides, (ii) le renforcement des capacités du ministère de la Justice, (iii) la réforme de l’encadrement juridique des juridictions et des professions judiciaires, (iv) la programmation de la réforme des codes et l’adoption des textes les plus urgents, (v) la restructuration et l’informatisation des greffes des juridictions centrales, (vi) le lancement du programme biennal de perfectionnement des magistrats et professions judiciaires, (vii) l’adoption du cadre législatif des juridictions administratives et des comptes, (viii) les rassemblement, codification non législative et diffusion du droit existant.
La mise en œuvre de ce programme, qui ne retient que les actions critiques pour le lancement du processus de réforme, permettra au Gouvernement traduire par des actions à impact visible sa détermination d’opérer de véritables changements dans le secteur de la justice, accélérant ce faisant la mobilisation des aides sur les actions à moyen terme de réforme de la justice. Les besoins en financement extérieur du programme sont estimés à 1,7 Mds FCFA (cf. budgets détaillés des cadres logiques des projets des sous-programmes) La contrepartie gouvernementale pendant cette période devrait essentiellement consister en le financement des nouveaux postes budgétaires de magistrats, fonctionnaires et personnels d’appui nécessités par les nouveaux organigrammes du ministère de la justice ainsi que des greffes des tribunaux centraux, soit approximativement 250 Mns FCFA sur 16 mois. Le financement budgétaire des phases 2 et 3 concernera les nouveaux postes budgétaires des juridictions résultant de la nouvelle carte judiciaire ainsi que les dépenses de construction des palais de justice.
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2005 |
2006 |
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2S |
1S |
2S |
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SOUS-PROGRAMME I ‘’RENFORCEMENT DES CAPACITÉS
D’ADMINISTRATION DE LA JUSTICE’’
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I.1 Établissement du dispositif de pilotage du PMJ,
institutionnalisation de la réforme |
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Présentation au Conseil des Ministres du PNMJ, lettre de politique
sur modernisation de la Justice |
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Texte portant création de l’Unité de gestion du programme (UGPMJ) |
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Texte portant création du comité de pilotage du programme |
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Recrutement du personnel de l’Unité Equipement de l’UGPMJ, |
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Campagne de sensibilisation sur le PMJ |
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Plan détaillé d’action sur 5 ans |
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I.2 Restructuration du MdJ et implantation d’outils informatisés de
gestion des actes essentiels |
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Analyse fonctionnelle du Mdj, nouvel organigramme, plan d’effectifs |
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Décret de réorganisation du MdJ |
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Recrutement des personnels, selon plan des effectifs |
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Réhabilitation des locaux et équipement du MdJ |
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Informatisation de la gestion du personnel judiciaire |
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Informatisation de l’édition des certificats de nationalité |
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I.3 Réorganisation et renforcement des capacités de contrôle de
l’IGSJ/Direction des parquets |
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Recrutement des personnels, selon plan des effectifs |
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Équipement |
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Formation sur place des nouveaux inspecteurs, vademecum de
l’inspecteur |
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I.4 Renforcement capacités administration pénitentiaire |
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Actions prévues par chronogramme UE / PAUSEP |
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SOUS-PROGRAMME II ‘’MODERNISATION DE LA LÉGISLATION’’
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II.1 Formulation et planification du programme législatif |
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Diagnostic législatif |
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Programme législatif quinquennal soumis au Conseil des ministres |
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II.2 Adoption des textes essentiels du droit judiciaire |
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Adoption des textes sur le droit judiciaire |
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Adoption des textes sur les auxiliaires de justice et des officiers
ministériels |
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Adoption du code des personnes et de la famille |
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II.4 Adoption des textes essentiel des droits humains |
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Adoption du code de l’enfant |
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II.5 Mise en conformité du droit interne avec le droit international |
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Création de la commission d’harmonisation du droit interne avec le
droit international |
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Diagnostic |
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Proposition de programme de mise en conformité |
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SOUS-PROGRAMME III ‘’
INDÉPENDANCE MAGISTRATURE /
FONCTIONNEMENT DES JURIDICTIONS’’
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III.1 Implantation des cadres législatif et organisationnel
garantissant l’indépendance de la magistrature |
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LO sur statut des magistrats et CSM, code d’éthique, réhabilitation
dossiers magistrats |
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Équipement du secrétariat du CSM |
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III.3 Réorganisation et équipement de la Cour Suprême en vue du
lancement du programme d’apurement des affaires en instance |
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Étude diagnostic et proposition de réorganisation |
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Aménagement des locaux et équipement de la Cour |
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Informatisation du greffe et du secrétariat du parquet |
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III.4 Restructuration et informatisation des greffes des cours
d’appel et TPI de Lomé et Kara |
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Étude de réorganisation des greffes et plan d’effectifs ; postes
inscrits dans LdF 06 |
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Aménagement de locaux pour les greffes et secrétariats parquets |
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Équipement des greffes et secrétariats parquets |
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Recrutement et affectation personnels selon plan d’effectifs |
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Implantation logiciel de gestion des greffes |
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Lancement informatisation du casier judiciaire |
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Formation informatique agents des greffes et secrétariats parquets |
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Manuels de procédures |
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III.7 Renforcement des capacités des OPJ |
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Programme de formation des OPJ et magistrats du parquet et
d’instruction |
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SOUS-PROGRAMME IV ‘’RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES MAGISTRATS-AUXILIAIRES
DE JUSTICE’’
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IV.1 Programme biennal de perfectionnement |
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Identification des besoins, formulation de programmes par
professions, conception cours |
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Première formation magistrats |
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Première formation greffiers |
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Première formation avocats |
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Première formation huissiers |
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Première formation notaires |
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Première formation OPJ |
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SOUS-PROGRAMME V ‘’CONTRÔLE JURIDICTIONNEL DE L’ACTIVITÉ
ADMINISTRATIVE’’
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V.1 Activités préparatoires à l’implantation effective de
juridictions administratives |
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Circulaire MdJ enjoignant magistrats de se prononcer sur requêtes en
matière administrative |
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Étude de faisabilité de l’implantation effective des juridictions
administratives |
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Séminaire sur l’implantation des juridictions administratives |
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Adoption par le Conseil des ministres du programme d’implantation des
juridict. administratives |
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V.3 Établissement législatif de la Cour des Comptes |
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Diagnostic encadrement budgétaire-cptable et plan de réforme gestion
des finances publiques[1]
p.m. |
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Loi organique et règlement intérieur de la Cour |
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Statut particulier des magistrats des comptes |
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SOUS-PROGRAMME VI ‘’ AMÉLIORATION DE L’ACCÈS AU DROIT’’
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VI.1 Diffusion des lois et règlements du Togo |
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Création et équipement d’une unité de dissémination juridique au sein
de l’UGPMJ |
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Numérisation de l’ensemble des journaux officiels depuis
l’indépendance |
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Publication de manuels et CD-Rom législatifs |
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A. Position du problème
10. La Chancellerie est investie de missions classiques de gestion et de contrôle du bon fonctionnement du service public de la justice, d’exécution des sentences, de prévention de la délinquance et réinsertion sociale des condamnés, de garantie d’unité et de cohérence du droit, tant au niveau de son élaboration législative qu’à celui de son application. Le ministère de la Justice va enfin exercer la maîtrise d’ouvrage du programme de modernisation de la Justice.
11.
Le ministère de la Justice ne dispose pas
de la capacité d’exercer la totalité de ces fonctions faute de moyens humains
et matériels. La Chancellerie ne compte en effet aujourd’hui, hors le cabinet, que
4 directeurs sans personnel de collaboration et de quelques attachés
d’administration. Il en résulte que l’organigramme actuel n’est pas
fonctionnel. Certaines directions
stratégiques, dont la direction des parquets, ne sont même pas pourvues en
personnel ou sont en sous-effectif comme la direction des services judiciaires
en charge de la gestion de la carrière des greffiers et, de facto, des
magistrats. Certaines directions essentielles pour une bonne administration de
la justice, telles la direction des affaires civiles et du sceau ainsi que la
direction des affaires pénales et des grâces, ne sont pas prévues par le décret
du 91-59 du 14 octobre 1991 organisant le ministère, dont l’arrêté
d’application n’a au surplus pas été pris. L’efficience du ministère est
également affectée par le manque de moyens matériels. Le ministère ne dispose
que d’un photocopieur et de trois ordinateurs dont deux ont été prêtés par le
secteur privé. Plusieurs fonctions clés
comme l’établissement et la gestion des certificats de nationalité font donc
toujours l’objet d’un traitement manuel, source de lenteurs.
12.
La fonction essentielle de contrôle des
juridictions n’est actuellement pas assurée par l’inspection générale des
services judiciaires. L’IGSJ, à ce jour constituée d’une l’inspectrice générale
et d’une secrétaire, est dépourvue de tout moyen pour assurer un programme de
visites systématiques des juridictions lui permettant d’identifier en temps
réel les dysfonctionnements des cours et tribunaux et de proposer au ministre
des solutions d’amélioration. Cette insuffisance de contrôle des magistrats se
double, pour les raisons indiquées plus haut de l’absence totale d’encadrement
des parquets, faute de l’existence effective d’une direction des parquets
suivant en permanence l’activité des parquets généraux.
13.
La Direction de l’administration
pénitentiaire ne dispose pas des moyens pour assurer sa double mission
d’exécution des jugements privatifs de liberté et de réinsertion sociale.
L’encadrement juridique est aujourd’hui lacunaire, l’arrêté du 1er
septembre 1933 organisant le fonctionnement des centres de détention ayant été
abrogé en 1992 sans être remplacé. La dualité de tutelle sur les gardiens,
relevant hiérarchiquement du ministère de la Sécurité mais de facto commandés
par les chefs de juridiction, occasionne de fréquents conflits d’autorité. Ce
problème est amplifié par l’absence de statut particulier des gardiens de
prison fixant clairement les principes de carrière ainsi que les tâches et
responsabilités de ces personnels.
Seules 14 juridictions sur 22 sont pourvues de centres pénitentiaires,
par ailleurs vétustes et de capacité insuffisante. Il en résulte une
surpopulation et des conditions de vie carcérales très en deçà des normes
standard internationales. La prison de Lomé compte ainsi actuellement un
effectif de 1400 détenus pour une capacité d’accueil de 400 places.
L’organisation pénitentiaire actuelle ne permet pas de détenir séparément les
prévenus et les condamnés. Il n’existe pour l’instant pas de politique de
réinsertion des condamnés, spécialement mineurs. Ces derniers ne disposent par
ailleurs pas de centres spécifiques. Les seules initiatives en la matière sont
privées et donc parcellaires (village renaissance de Yaokopé). Il en résulte un
taux important de récidive qui contribue à son tour à la surpopulation
carcérale.
14.
Les
carences actuelles en moyens humains et matériels du ministère risquent par
ailleurs de poser problème lors de la mise en œuvre par la chancellerie du présent programme de modernisation de la Justice, par nature transversal, complexe, technique et fondé sur un dialogue
constant et cohérent entre le ministère et les autres pouvoirs publics ainsi
que les justiciables de la société civile et du secteur privé bénéficiaires
finaux de la réforme. Un tel exercice impose la mobilisation à temps plein de
ressources humaines qualifiées en vue d’assurer efficacement le suivi et la
coordination du programme.
B. Stratégie
15.
La stratégie du ministère est fondée en premier lieu sur la création
auprès du ministre d’un mécanisme ad
hoc de pilotage stratégique et exécution du programme de modernisation de la
Justice qui sera composé des organes suivants :
·
une ‘’Unité
de gestion du programme de modernisation de la Justice’’ (UGPMJ), structure
de projet composée d’un coordonnateur national de haut niveau et appuyée pour
la période de lancement par un expert international de haut niveau. L’UGPMJ
aura vocation à :
-
coordonner
l’ensemble des activités du programme de modernisation de la Justice,
-
apporter
un appui technique et méthodologique au ministre de la justice dans la mise en
œuvre des activités du programme,
-
servir
de point d’ancrage à l’assistance technique appuyant la mise en œuvre des
activités du programme,
-
veiller
à la réalisation des activités selon l’échéancier du programme,
-
assurer
l’interface avec les bailleurs de fonds en vue de mieux coordonner les aides,
-
rendre
compte régulièrement au ministre et aux bailleurs de fonds l’état d’avancement
du programme,
-
assurer
le secrétariat du comité de pilotage et des commissions ad hoc telle la
commission de la législation ;
·
un ‘’Comité
de pilotage du programme de modernisation de la Justice’’ (CPPMJ) présidé
par le Ministre de la Justice et composé de représentants de haut niveau des
ministères intéressés (notamment Intérieur, Finances, Démocratie et État de
droit), des commissions concernées de l’Assemblée nationale, de représentants
du CSM, de personnes qualifiées de la société civile et du secteur privé
(incluant des représentants des ordres ou bureaux d’auxiliaires de justice) et
de représentants des bailleurs de fonds. Le CPPMJ aura vocation à :
-
valider
les orientations stratégiques du programme de
modernisation judiciaire,
-
évaluer
semestriellement les résultats du programme et proposer le cas échéant des
ajustements,
-
servir
de cadre de concertation et de coordination entre le MdJ et les institutions
nationales ainsi que les bailleurs de fonds concernés par le programme.
Le dispositif peut être visualisé comme suit (cf. projet
d’organigramme détaillé de l’UGPMJ en annexe) :
__ lien hiérarchique --- lien fonctionnel

Ce dispositif pourra, à l’issue du programme et après adaptation, être
incorporé dans l’organigramme permanent du ministère, contribuant ainsi à
pérenniser la fonction de modernisation permanente du secteur de la Justice.
16. L’établissement des capacités de pilotage du processus de réforme sera complété des projets suivants de :
(i)
renforcement
des capacités d’administration générale de la chancellerie qui sera initié par la mise en
œuvre d’une analyse fonctionnelle de la chancellerie débouchant sur une
proposition de nouvel organigramme, assortie d’un tableau révisé des effectifs.
La nouvelle organisation sera formalisée par une révision du décret 91-59 ainsi
que par l’inscription dans la loi de
finances 2006 des premiers postes budgétaires additionnels nécessaires.
Un effectif total hors cabinet de +/- 30 agents, dont 13 magistrats, devrait à
terme être envisagé pour garantir le bon fonctionnement de l’administration
centrale, ce qui imposera l’extension, la réhabilitation des locaux du
ministère ainsi que l’équipement informatique et bureautique nécessaire. Une
attention particulière sera apportée à l’établissement de la direction des
parquets (cf. projet ci-après) et au renforcement des capacités de la direction
des services judiciaires en charge de la gestion administrative des personnels
magistrats et des greffes, dont le bon fonctionnement conditionne la qualité de
la mise en état des dossiers soumis aux commissions d’avancement ainsi qu’au
conseil supérieur de la Magistrature. La gestion des certificats de
nationalité, qui encombre actuellement le travail du ministère, sera
informatisée. Les liaisons entre le ministère et les juridictions seront enfin
améliorées par la mise en place d’un Intranet judiciaire sur lequel seront en
outre consultables les casiers judiciaires au fur et à mesure de leur
informatisation ainsi que les lois et règlements togolais numérisés dans le
cadre de la composante VI de ce programme. L‘Intranet facilitera également la remontée d’informations statistiques
judiciaires vers la chancellerie ;
(ii)
renforcement
du contrôle des juridictions par le renforcement des capacités de l’inspection
générale des services judiciaires (IGSJ) et de la direction des parquets : ces deux services clés, dont la
réorganisation, l’équipement et la dotation en personnel seront assurés dans le
cadre du projet ci-dessus bénéficieront d’une formation intensive aux
techniques d’audit des juridictions et se verront dotés de guides formalisant
les procédures d’inspection. Les deux services mettront alors en œuvre un
programme biennal qui leur permettra de contrôler l’ensemble des juridictions
et parquets. Les frais afférents à ce programme seront supportés durant 2 ans
par le programme et un compte-rendu annuel des résultats des inspections sera
soumis annuellement par le ministre de la Justice au comité de pilotage ;
(iii)
renforcement
des capacités de l’administration pénitentiaire : le ministère va procéder en premier
lieu à la mise en place du dispositif réglementaire pénitentiaire via la
soumission de deux décrets régissant respectivement le fonctionnement des
centres pénitentiaires et le statut des gardiens de prison, qui devraient être
désormais placés sous la tutelle du ministère de la justice. La modernisation
et l’humanisation de la condition des détenus, sous-tendue en premier lieu par
la mise en place de structures permettant une incarcération différenciée des
prévenus et condamnés, ainsi que des mineurs, des femmes, et notamment sur la
distinction entre les maisons d’arrêt (prévenus) et les prisons (condamnés),
est initiée dans le cadre du projet d’appui d’urgence au secteur des
établissements pénitentiaires (PAUSEP) qui prévoit, entre autres, la
réhabilitation à court terme de 12 centres ainsi que la formation du personnel
pénitentiaire. Le ministère souhaite étendre cette réhabilitation à l’ensemble
des régions dans le cadre d’une politique visant l’établissement minimal d’une prison dans chaque chef-lieu de
région et d’autres dans certaines préfectures. Les prisons serviront alors de
cadre de mise en œuvre des politiques de réinsertion des condamnés. Une
politique de formation et perfectionnement permanent des agents du nouveau
corps de gardiens de prison, à terme servie par un centre de formation des
personnels pénitentiaires, complètera ce dispositif. La baisse de la population
carcérale ainsi que l’amélioration de la situation des détenus devrait en outre
résulter de l’introduction de mécanismes d’aménagements de peines (travaux
d’intérêt général) et de l’introduction d’un juge d’application des peines,
dans le cadre de la révision du code de procédure pénale mise en œuvre dans le
cadre du projet II.2. Les activités du présent programme figurant dans le
projet PAUSEP s’effectueront conformément aux plan d’action, chronogramme et
budget actuels du PAUSEP.
C. Objectifs, activités et besoins en
financement
|
PROJET I.1 ÉTABLISSEMENT DU DISPOSITIF DE PILOTAGE ET GESTION DU PMJ |
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Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
|
A.
Installation du dispositif 1. Texte portant création de l’Unité de gestion et du Comité de pilotage 2. Désignation des membres du Comité de pilotage 3. Recrutement du personnel de l’UGPMJ 4. Équipement UGPMJ : 1 véhicule, 1 photocopieur, 4 ordinateurs, 1
imprimante réseau, 3 conditionneurs, installation téléphonique, consommables,
liaison Internet B.
Fonctionnement du dispositif 5. Plan détaillé d’action sur 5 ans 6. Conception des procédures et systèmes de gestion et rapports 7. Mise en oeuvre ou coordination activités du programme, rapport semestriel au Comité de pilotage 8. Campagne de sensibilisation sur la PNMJ 9. Séminaires annuels sur programme 10. Voyages d’études pour UGPMJ et CP Indemnités
personnel national (5 ans) et international (2 ans) UGPMJ Frais de
fonctionnement sur 5 ans |
05 05 05 05 06 06 06-10 05 06-10 05-10 Total |
- - - 90
M - - - 5
M 10
M 10
M 250
M 150
M 515 M |
|
|
|
PROJET I.2 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS D’ADMINISTRATION GÉNÉRALE DU MdJ |
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|
A. Diagnostic, restructuration, dotation en
personnel et équipement de la Chancellerie 1. Analyse fonctionnelle du Mdj : pertinence des mandats et missions
actuels, diagnostic des structures, procédures, ressources humaines,
infrastructures et équipement, besoins en formation. Proposition
d’organigramme. Projet de décret réorganisant le ministère. 2. Décret de réorganisation du MdJ et A. d’application 3. Réhabilitation des bâtiments du ministère 4. Dotation en postes budgétaires dans LdF 2006 selon nouvel organigramme 5. Équipement informatique/bureautique et 1 véhicule de mission (1) B.
Réhabilitation-informatisation des dossiers des magistrats 6. Dotation DSJ en personnel selon organigramme 7. Arrêté définissant les procédures de gestion administrative des
magistrats 8. Informatisation de la gestion administrative des magistrats, réhabilitation
et numérisation de l’ensemble des dossiers des magistrats C. Informatisation de l’établissement des
certificats de nationalité 9. Création d’une base de données de gestion et délivrance des certificats 10. Réhabilitation des archives des certificats D.
Formation des personnels de la Chancellerie 11. Voyage d’études et stages pour responsables du MdJ 12. Programme de perfectionnement ENA des cadres du ministère 13. Programme de perfectionnement ENA des secrétaires du MdJ |
05 05 05 05 06 06 06 06 06 06-07 06 06-07 06-07 Total |
- - 300 M XX M 75 M XX M - 30 M 20 M 5 M 20 M 20 M 15 M 485 M |
UGPMJ Budget État Budget État |
|
|
PROJET I.3 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE CONTRÔLE DES JURIDICTIONS |
||||
|
A.
Renforcement des capacités de l’IGSJ et de la direction des parquets(DP) 1. Équipement informatique/bureautique et 2 véhicule de mission (1) 2. Affectation de 3 inspecteurs et 2 secrétaires pour IGSJ / 2 magistrats
et 2 secrétaires pour direction des parquets 3. Vade-mecum de l’inspecteur, formation sur place des inspecteurs 4. Voyages d’études auprès d’inspections et directions du parquet
étramgères B.
Programme biennal d’inspection des juridictions 5. Mise en œuvre du programme, compte rendu semestriel du ministre au
comité de pilotage sur les résultats des travaux de l’inspection. Frais de
carburant et per diem de l’ING, 3 IN et 2 magistrats DP 6. Évaluation du programme pilote / corrections de l’organisation et des
procédures de travail de l’IGSJ et de
la DP |
06 06 06 06 07 08 Total |
50
M XX
M 15
M 6
M XX
M 10
M 81 M |
Budget
État Budget
État |
|
|
PROJET I.4 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE |
||||
|
A.
Adoption de l’encadrement juridique du fonctionnement des prisons 1. Décret sur fonctionnement centres de détention et circulaire
d’application 2. Décret portant statut des gardiens de prison, rattachant le corps au
MdJ B.
Réhabilitation et équipement de 12 centres pénitentiaires – création de 2
centres de formation/réinsertion scolaire 3. Réalisation conformément au programme PAUSEP C. Extension du programme de réhabilitation 4. Programme de construction-équipement de prisons dans les chefs-lieux de
région ainsi que préfectures choisies D.
Renforcement des capacités des personnels pénitentiaires 5. Programme de formation initiale des personnels du corps des gardiens,
conformément au programme PAUSEP 6. Création d’un centre de formation des personnels pénitentiaires |
06 06 06-07 07-10 06-07 07-10
Total |
30
M - 660
M 400
M 320
M 300
M 1710 M |
UE
/ PAUSEP UE
/ PAUSEP UE
/ PAUSEP 1000
M |
700
M |
|
Total pour le sous-programme |
|
2 726 M |
1000
M |
1726
M |
A. Position du problème
17.
Le renforcement de l’État de droit impose
au Togo comme ailleurs l’existence d’un corpus juridique clair, complet,
hiérarchisé ; ce dernier permet de promouvoir par ses dispositions les
droits humains, l’harmonie des rapports sociaux et l’épanouissement du secteur
privé, régulièrement amendé en vue de l’adapter aux besoins nés de l’évolution
sociale et technique ainsi que de l’intégration dans l’économie mondiale.
L’existence de juridictions aptes à assurer l’application cohérente et uniforme
du droit, concourt par ailleurs à la sécurité et prévisibilité des rapports
sociaux et commerciaux. Le Togo ne satisfait pas aujourd’hui pleinement à
ces exigences. Le corpus normatif
civil, pénal, commercial et des droits de l’Homme est soit obsolète soit
lacunaire. Il en va de même pour le droit judiciaire.
18. Droit civil. Le droit civil applicable au Togo reste le code civil français d’avant l’indépendance. Le code de procédure civile date de 1982 mais comporte de nombreuses lacunes. Par exemple, l’absence de juge de la mise en état, chargé d’exercer une tutelle sur l’instruction de l’affaire et de contribuer à ce que l’affaire soit rapidement mise en état d’être jugée, entraîne la multiplication des renvois et, partant, la lenteur des jugements. Le code des personnes et de la famille, adopté par ordonnance du 31 janvier 1980, recèle des dispositions contradictoires avec l’état actuel de la société togolaise, spécialement en matière successorale, et n’est pas appliqué uniformément sur tout le territoire. Le droit foncier, régi par le décret du 24 janvier 1906, est désuet.
19. Droit pénal. Le code pénal, qui date du 13 août 1980, est à la fois lacunaire et inadapté à l’évolution de la société togolaise. Les principales carences ont trait à l’absence de définition et d’incrimination de nombreuses infractions incluant celles résultant de conventions internationales auxquelles le Togo est partie ainsi qu’à l’absence de peines alternatives aux peines privatives de liberté, ce qui contribue à la surpopulation carcérale. Le code de procédure pénale date du 2 mars 1983 et comporte également de nombreuses lacunes concernant notamment l’absence d’aménagement des délais de garde à vue selon la gravité des infractions, l’absence de dispositions aménageant des peines en cours d’exécution et, corollairement, l’absence de juge d’application des peines. Un problème additionnel résulte de l’adoption sans concertation avec le ministère de la Justice de nombreux textes sectoriels comportant des dispositions pénales non conformes à l’échelle des peines.
20.
Droit des affaires. Les relations commerciales internes infra-togolaises ainsi qu’avec les états de l’espace OHADA sont
aujourd’hui régies par le droit de l’OHADA. Ce dernier impose toutefois aux
États-membres le soin d’édicter les sanctions pénales aux infractions fixées
par les actes uniformes. Le Togo n’a à ce jour pas satisfait à cette
obligation. L’intégration du Togo à l’économie mondiale impose par ailleurs que
le pays ratifie les conventions commerciales internationales pertinentes,
incluant la Convention de New York du 10 juin 1958 sur la reconnaissance et
l’exécution des sentences arbitrales.
21.
Droit du travail et de la sécurité
sociale. Le code togolais du travail et le code de
sécurité sociale doivent faire l’objet d’adaptation en vue de les mettre en
conformité avec les nouvelles situations nées du processus de libéralisation
économique ainsi qu’avec les dispositions de l’acte uniforme OHADA sur le droit
du travail.
22.
Droits de l’Homme. De nombreuses dispositions de droit
civil et pénal entrent en contradiction avec plusieurs des 24 instruments
internationaux sur les Droits Humains auxquels le Togo est partie ou n’en
intègrent pas les stipulations dans l’ordre interne. Le Code pénal ne qualifie
ainsi pas la notion de torture. Le corpus normatif des droits de l’homme reste
lacunaire, spécialement au niveau des droits de l’Enfant, dont le code n’a
toujours pas été adopté. La dispersion des initiatives législatives entre
plusieurs ministères ne garantit en outre pas la parfaite cohérence du corpus
normatif des Droits Humains.
23.
Droit de l’organisation judiciaire. L’ordonnance de 1978 sur l’organisation
judiciaire recèle plusieurs carences dont la principale a trait à
l’établissement d’un juge unique au niveau des TPI, ce qui est contraire au
principe de collégialité et ne constitue pas une garantie pour le justiciable.
L’ordonnance fait par ailleurs ressortir le jugement des litiges commerciaux à
la compétence des tribunaux de droit commun (TPI) statuant en matière
commerciale. En contradiction avec les recommandations de l’OHADA qui imposent
des juridictions commerciales spécialisées.
24. Droit régissant les auxiliaires de justice et les officiers
ministériels. La plupart des textes organisant les
différentes professions juridiques sont aujourd’hui obsolètes. Les huissiers de
justice sont régis par la loi du 2 septembre 2000 tandis que les commissaires
priseurs sont toujours régis par l’arrêté du 30 janvier 1932. Les tarifs et
barèmes appliqués par les notaires et huissiers nécessitent en outre d’être
revus. Les dispositions de la loi organisant la profession d’avocat vont entrer
en contradiction avec les futures directives UEMOA relatives à l’exercice de
cette profession et à la circulation ou installation dans l’espace
communautaire ; les greffiers ne sont régis par aucun statut.
B. Stratégie
25. La refonte ou la rédaction des textes ci-dessus représente une tâche énorme qui imposera la mobilisation de l’ensemble des ressources juridiques qualifiées du pays et nécessitera une coordination permanente dans l’élaboration des textes en vue de garantir la cohérence du droit ainsi que la concertation régulière avec les professionnels du droit durant la rédaction des projets de textes.
26.
Le processus sera engagé en 2005 avec
l’établissement d’un diagnostic complet du cadre normatif actuel, qui
inclura l’état des ratifications des conventions internationales pertinentes
ainsi que l’analyse de l’intégration en droit interne des conventions déjà
ratifiées, et qui sera mené par une équipe de juristes pluridisciplinaires de
haut niveau, appuyée d’expertises internationales ponctuelles. Ce diagnostic
servira de support à la formulation
d’un projet de programme législatif qui sera débattu et amendé lors
d’une journée judiciaire, puis soumis en Conseil des ministres, qui
pourra alors adopter, fin 2005, un programme législatif sur 4 ans.
27. Le processus de rédaction, révision et codification des textes de chaque programme législatif (droit judiciaire, droit des affaires, droits humains) s’opèrera via un dispositif ad hoc composé d’une équipe technique de professeurs d’Université et de professionnels du droit reconnus pour leurs travaux dans chaque spécialité, dont les travaux seront appuyés ponctuellement par des consultations internationales de courte durée. Les projets de textes seront, au fur et à mesure de leur élaboration, présentés pour avis au comité de la législation qui vient d’être créé par arrêté du ministre de la justice et qui associe des représentants de l’ensemble des professionnels du droit. Les projets finaux seront, le cas échéant, présentés par le ministre de la Justice au comité de pilotage du PMJ puis soumis au Conseil des ministres, suivant l’agenda du programme législatif. Chaque équipe technique proposera également au ministre, selon les modalités, un programme d’adhésion aux conventions utiles dans chaque branche du droit concernée par le PMJ. Le secrétariat des équipes et commissions ci-dessus sera assuré par l’Unité de gestion du PMJ.
C. Objectifs, activités et besoins en financement
|
PROJET II. 1 Formulation d’un programme législatif
|
||||
|
Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
|
1. Désignation de l’équipe juridique pluridisciplinaire de diagnostic 2. Diagnostic et
proposition de programme législatif 3. Journée judiciaire sur réforme législative 4. Adoption par le Conseil des ministres d’un calendrier législatif sur 5
ans |
06 06 06 06 Total |
- 50 M 5 M - 55 M |
|
|
|
PROJET II.2 PROGRAMME DE MODERNISATION DU DROIT JUDICIAIRE |
||||
|
A. Révision ou rédaction des textes relatifs à l’organisation
judiciaire 1. Ord. de 1978 sur l’organisation judiciaire et textes d’application 2. LO 96-11 fixant statut des
magistrats 3. Code d’éthique des magistrats 4. D. fixant statut des greffiers 5. LO 97-04 portant organisation et fonctionnement du CSM B. Révision ou rédaction des textes relatifs aux auxiliaires de justice 6. Textes organisant les professions d’avocat/notaire/huissier/comm.
priseur C. Révision ou rédaction des codes 7. Code des personnes et de la famille 8. Code pénal et code de procédure pénale 9. Code civil 10. Code
de procédure civile D. Programme de mise en conformité du droit pénal avec le droit
international suivant recommandations de la commission d’harmonisation 11. Cf.
projet II.5 Honoraires des juristes nationaux et internationaux Frais divers liés
au programme législatif (séminaires, consommables) |
06 06 06 06 06 06 06 07-08 07-10 07-10 06-07 06-10 Total |
300 M 30 M 330 M |
|
|
|
PROJET II.3 PROGRAMME DE MODERNISATION DU DROIT DES AFFAIRES |
||||
|
A. Programme de mise en conformité du droit des affaires avec le droit
international (notamment OHADA) suivant recommandations de la commission
d’harmonisation 1. Cf. projet II.5 B. Programme d’adhésion aux conventions internationales commerciales 2. Diagnostic et soumission au Conseil des ministres d’un programme d’adhésions 3. Programme d’adhésions Honoraires des juristes nationaux et internationaux Frais divers liés au programme
législatif (séminaires, consommables) |
07-08 06-07 07-10 Total |
- 70 M 10 M 80 M |
|
|
|
PROJET II.4 PROGRAMME DE MODERNISATION DES DROITS HUMAINS |
||||
|
A. Programme
législatif 1. Code de l’enfant 2. Autres textes à
identifier B. Programme de mise en conformité du droit interne avec le droit
international suivant recommandations de la commission d’harmonisation 3.
Cf. Projet II.5 C. Programme d’adhésion aux conventions internationales des droits de
l’H 4.
Diagnostic et soumission au Conseil des ministres d’un programme
d’adhésions 5.
Programme d’adhésions Honoraires
des juristes nationaux et internationaux Frais
divers liés au programme législatif (séminaires, consommables) |
06 06-07 06 06-07 Total |
- 70 M 10 M 80 M |
|
|
|
PROJET II.5 MISE EN
CONFORMITÉ DU DROIT INTERNE AVEC LE DROIT INTERNATIONAL |
||||
|
1. Création d’une commission d’harmonisation subdivisée en sous-commissions
(i.e. droits de l’Homme / droit commercial / droit pénal / droit civil) 2. Diagnostics et propositions d’harmonisation 3. Mise en conformité de droit national en parallèle avec la révision des
codes Expertise
nationale et internationale financée par projets II.1 à II.4 |
06 06 07-10 |
|
|
|
|
Total
du sous-programme |
|
542 M |
- |
542 M |
A. Position du problème
28. Indépendance. L’indépendance de la justice est au Togo garantie par les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs, d’inamovibilité des magistrats du siège et de dévolution à un organe indépendant, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), de compétences de proposition en matière de nomination des magistrats du siège et de décision en matière de discipline. Le statut des magistrats ainsi que la loi organique sur l’organisation du CSM confèrent à ce dernier le pouvoir de contrôler et d’arrêter chaque année le tableau d’avancement des magistrats aux grades et emplois dont la hiérarchie et les modalités d’accès sont fixées par les art. 16 à 19 du statut. Le CSM reçoit à cet effet les dossiers personnels des magistrats faisant l’objet d’une proposition de promotion[2].
29.
Ce dispositif constitutionnel et
législatif, orthodoxe au plan formel, connaît toutefois des limites dans son
application. Le diagnostic du système judiciaire mené en avril 2004 avec
l’appui du PNUD a ainsi relevé que ‘’certains magistrats se sont retrouvés à
des postes pour lesquels ils n’ont ni le grade ni l’ancienneté’’. Ces
dysfonctionnements, qui ‘’mettent le magistrat dans une position de soumission
et de reconnaissance éclipsent dangereusement son indépendance au détriment des
citoyens’’[3], résultent principalement :
·
de l’insuffisante précision et clarté des
critères statutaires commandant les conditions d’accès aux grades et emplois
ainsi que l’établissement du tableau d’avancement, qui ouvrent la voie à des
interprétations parfois erronées, et non relevées par le CSM,
·
de l’absence de facto de juridictions
administratives permettant aux
magistrats lésés de faire annuler les éventuels actes illégaux commis lors des
mouvements d’avancement de grade. Ces problèmes devraient être adressés dans le
cadre des projets II.2 et V.1.
·
Le problème résulte également, mais à
titre subsidiaire, de l’insuffisance des moyens mis à disposition du CSM et
notamment l’absence du secrétariat prévu par l’article 31 de la loi organique
créant le CSM, chargé de mettre en état les dossiers soumis à l’examen du CSM,
occasionnant ainsi de nombreux renvois, sources de lenteurs.
30.
Moyens des juridictions. Un dysfonctionnement majeur, affectant l’ensemble de l’institution
judiciaire, réside en l’absence de budget propre pour les juridictions. Le
budget de la Justice se résume à un chapitre ‘’ministère de la justice’’,
subdivisé en sections à raison de la nature des dépenses et ne comportant pas
de lignes pour les dépenses de fonctionnement des juridictions. La rubrique
‘’fonctionnement’’ de ce budget (25 M FCFA en 2004) ne permet de financer
depuis plusieurs années que le fonctionnement de la chancellerie. Il en résulte
que le financement de chaque tribunal est imputé sur les recettes définitives
de son greffe provenant de la délivrance des actes (expéditions de jugement,
extraits de casier judiciaire) et non reversées au Trésor. Les autres sommes
perçues par le greffe, qui ne s’apparentent pas à des recettes (cautions et
consignations), sont versées dans un compte bancaire ou postal géré par le
greffier. Les dépenses des juridictions sont engagées par le président de
juridiction et payées par le greffier qui fait alors office de comptable. Cette
pratique est d’autant plus porteuse de dérives que le contrôle des chefs de
juridictions sur les mouvements des comptes n’est plus systématiquement assuré.
L’absence de rapportage systématique aux cours d’appel puis au ministère ne
permet pas au ministre de la Justice d’avoir une vue d’ensemble sur l’usage de
ces fonds. Un audit récent des greffes, mené par la commission anti-corruption,
a relevé plusieurs cas de détournements de fonds.
31. Cour Suprême. La Cour Suprême n’a à ce jour, en dépit du fait qu’elle dispose d’un effectif adéquat de magistrats du siège, rendu qu’un nombre limité d’arrêts de cassation, ne permettant pas à cet organe de jouer son rôle de régulateur de la jurisprudence. L’ordre juridictionnel togolais s’apparente donc aujourd’hui à une pyramide dépourvue de sommet. Cet état de fait résulte pour l’essentiel de dysfonctionnements importants dans l’organisation du travail de la Cour qui conduisent à un enlisement des recours, attesté par le nombre anormalement élevé des sursis à exécution. Le problème découle également de la démotivation des magistrats du fait de nominations qui, dans le passé, n’ont pas toujours scrupuleusement obéi aux conditions statutaires. L’efficience de la Cour est enfin limitée par d’importants problèmes matériels. L’insuffisance de locaux au palais se traduit par une sur-occupation des bureaux, par ailleurs partagés avec le Conseil supérieur de la Magistrature. Le maigre matériel de la Cour a souvent été acheté sur fonds personnels des magistrats. À titre d’exemple, le photocopieur de la Cour est un appareil réformé d’une juridiction française offert au Président. Les personnels du greffe et du secrétariat du parquet n’ont jamais été formés.
32. Les cours d’appels et tribunaux de première instance de Lomé et Kara sont confrontés à d’importants problèmes d’organisation et d’équipement. Le bon fonctionnement de ces juridictions pâtit de l’absence de juges de la mise en état qui suscite de nombreux renvois ou amène les juges à assurer eux-mêmes les opérations préparatoires de l’audience, sources d’allongement de procédure. Ce problème est amplifié par l’insuffisance des moyens humains, matériels et de l’absence d’outils de gestion informatisée des greffes et secrétariats des parquets ainsi que de tableaux de bord appropriés permettant aux chefs de juridiction d’assurer un monitoring efficace de ses magistrats. Par ailleurs, il n’existe pas de casier judiciaire informatisé. Le travail des magistrats et greffiers n’est pas normalisé par des guides de procédures. Les cours d’appel et TPI de Lomé, comme ceux de Kara, se partagent des locaux exigus et vétustes.
33. Tribunaux de l’intérieur. La couverture nationale de la justice n’est pas entièrement assurée, 9 préfectures ne possédant pas de juridictions. Les juridictions préfectorales existantes ne disposent pas des moyens minima requis pour un fonctionnement juridictionnel minimal décent. Plusieurs TPI de l’intérieur sont ainsi hébergés dans des locaux délabrés totalement dépourvus d’équipement. La justice est en outre difficilement accessible aux populations rurales du fait de l’incapacité matérielle des tribunaux de mener les audiences foraines prévues par l’ordonnance de 1978 sur l’organisation judiciaire. L’efficacité du système des TPI de l’intérieur du pays est en outre limitée par l’absence de gestion prévisionnelle des ressources humaines permettant d’adapter les effectifs aux charges de travail réelles de chaque juridiction. Certains tribunaux sont en sur-effectifs alors que la plupart des autres ne disposent même pas des personnels minima requis pour garantir la séparation des fonctions de procureur, juge d’instruction et président de juridiction. Alors même que le ratio magistrats/population (1 magistrat pour 30 000 habitants) place le Togo dans la moyenne des pays du Sud. La concentration des moyens judiciaires à Lomé et Kara a pour corollaire l’absence d’auxiliaires de justice à l’intérieur du pays. La centaine d’avocats titulaires que compte le pays est ainsi établie à Lomé. Il en va de même pour les notaires et huissiers. Les justiciables de l’intérieur du pays sont donc, de fait, privés de toute assistance juridique dans l’engagement et le déroulement des instances. L’accès des populations les plus pauvres ou les plus vulnérables est enfin dissuadé par l’absence complète d’aide judiciaire, le fonds créé à cet effet en 1978 n’ayant jamais été alimenté. L’absence de proximité de la justice et du justiciable a pour conséquence un recours généralisé aux justices parallèles ou informelles avec toutes les incertitudes juridiques que ce mode de résolution des différends engendre.
34. Juridictions spécialisées. Les juridictions spécialisées prévues par l’ordonnance de 1978 (tribunaux pour enfants, tribunaux du travail) ou par le traité OHADA (tribunaux de commerce autonomes) ne sont pour les premiers implantés qu’à Lomé et ne disposent pas des moyens de fonctionner correctement. Les seconds sont inexistants. L’absence d’implantation territoriale des juridictions pour enfants pose un problème sérieux dans le contexte actuel de trafic sous-régional d’enfants. Le développement économique de la région de Kara contribue de facto à une multiplication des litiges de droit du travail et de droit commercial qui ne peuvent être tranchés localement.
35. B. Stratégie
36. La stratégie de renforcement de l’indépendance de la magistrature repose en premier lieu sur une révision du statut des magistrats qui établira notamment des critères clairs et précis d’inscription aux tableaux d’avancement, spécialement en ce qui concerne l’accès aux groupes du premier grade. La disposition de l’article 18 du statut des magistrats (dernier paragraphe), qui introduit une possibilité de dérogation aux conditions statutaires de promotion en cas de manque de magistrats et suscite ipso facto un risque important d’arbitraire, devrait par ailleurs être soit supprimée soit amendée. Le statut révisé ouvrira en outre expressément des voies de recours gracieux et juridictionnels contre les décisions d’avancement. Il sera également procédé à une réforme du CSM tendant notamment à réviser la composition de ses collèges électoraux, et à introduire une dualité de formation prenant en considération la spécificité des magistrats du siège et des parquets ainsi que, le cas échéant des magistrats d’instance et d’appel. Ces réformes statutaires se doubleront de l’adoption d’un code d’éthique des magistrats fixant des règles comportementales claires devant être respectées afin de se soustraire aux influences du monde politique et des affaires. Les capacités du CSM seront renforcées par l’équipement de son secrétariat et de la mise à disposition par le ministère de la Justice de dossiers personnels des magistrats qui auront été remis en état et informatisés dans le cadre du projet I.2. L’application effective des réformes ci-dessus résultera de l’implantation et du renforcement des capacités des juridictions administratives dans le cadre du projet V.1., qui seront amenées à connaître du contentieux de la carrière des magistrats.
37. L’amélioration de la gestion financière des juridictions résultera de la budgétisation, dans la loi de finances 2008, des crédits de fonctionnement et d’équipement de chaque juridiction, sur la base d’une analyse des besoins financiers des tribunaux menée en 2007. Cette budgétisation des dépenses s’accompagnera de l’obligation pour les greffiers de reverser au Trésor toutes les recettes provenant de la délivrance des actes, dont la tarification sera par ailleurs révisée. Cette réforme sera complétée d’un renforcement des contrôles internes des chefs de juridictions d’une part sur l’effectivité des versements au Trésor, d’autre part sur la gestion des fonds provenant des consignations et cautionnements. L’application effective de ces mesures fera l’objet de contrôles systématiques de l’inspection générale des services judiciaires.
38. La stratégie de renforcement des capacités de la Cour Suprême à exercer ses fonctions de cassation et de régulation des jurisprudences est fondée sur l’amélioration des conditions de travail des magistrats (réhabilitation et équipement du palais), la modernisation des procédures et l’informatisation de son greffe. Les magistrats de la Cour bénéficieront également d’actions spécifiques de perfectionnement, ciblant notamment l’informatique et le traitement du contentieux électoral local. La Cour entreprendra dès 2006 un programme biennal d’apurement du stock d’affaires faisant l’objet de sursis à exécution. La réalisation de ce programme fera l’objet d’un rapport régulier du ministre de la Justice au Comité de pilotage. Les arrêts de la Cour seront en outre régulièrement publiés sous forme de recueils jurisprudentiels diffusés à l’ensemble des juridictions.
39.
Le
renforcement des capacités des tribunaux de Lomé et Kara (cours d’appel et
TPI) impose en premier lieu l’agrandissement des locaux du palais de Lomé
et la construction de celui de Kara ainsi que leur équipement complet. Au plan
substantiel, la stratégie d’amélioration cible la modernisation des procédures
et l’informatisation des greffes et secrétariats des parquets qui constituent
la cheville ouvrière de ces juridictions, ainsi que l’automatisation de la rédaction des principaux actes de procédure et de jugement par les
magistrats. Le travail des magistrats et de leurs auxiliaires sera également
encadré par la mise à disposition de manuels de procédures.
40. L’amélioration des conditions de travail des tribunaux de l’intérieur du pays et notamment l’amélioration du maillage territorial de la justice devrait résulter de la mise en oeuvre, courant 2007, d’une analyse organisationnelle de l’ensemble des tribunaux qui permettra de définir une nouvelle ‘’carte judiciaire’’ corrélée aux besoins réels et charges de travail des juridictions. Cette carte servira de support au processus de budgétisation des moyens des juridictions, dans la loi de finances 2008 (cf. par. ci-dessus), ainsi qu’au redéploiement progressif des effectifs judiciaires, qui s’accompagnera d’un programme de réhabilitation ou de construction des palais de justice de l’intérieur du pays. L’informatisation d’une part des greffes/secrétariats des parquets et d’autre part l’implantation de logiciels assistant la rédaction des jugements seront également menées, après évaluation de l’expérience menée auprès des cours d’appel et TPI de Lomé et de Kara.
41.
Le
programme prévoit enfin l’implantation effective, en un premier temps au sein
des sièges des cours d’appel de Lomé et de Kara de 3 catégories de juridictions
spécialisées : tribunaux de commerce, tribunaux pour enfants, tribunaux du
travail. Les premières sont à créer ex nihilo, les deux dernières existent à
Lomé mais sont à installer à Kara. La démarche type envisagée pour chaque catégorie
de tribunal est la suivante :
42.
dotation
de locaux au sein des palais rénovés,
43.
affectation
des effectifs judiciaires et fonctionnaires selon nouvelle carte judiciaire,
44.
implantation
et informatisation du greffe et, pour les tribunaux de commerce, informatisation
du registre du commerce et du crédit mobilier,
45.
mise en
œuvre d’un programme biennal de formation intensive des magistrats au droit
spécial appliqué par leur juridiction.
46.
Police judiciaire. La révision du code de procédure
pénale, dans le cadre du projet II.2, clarifiera l’organisation de la chaîne
pénale qui associe les magistrats du parquet, d’instruction et les officiers de
police judiciaire. La réforme devrait poser le principe de subordination des
OPJ aux magistrats, via notamment l’habilitation des OPJ par les parquets et
leur notation par les magistrats. La réforme nécessitera un important effort de
formation des OPJ aux nouvelles règles de procédure.
C. Objectifs, activités et besoins en
financement
|
PROJET III. 1 renforcement de l’indépendance de la magistrature
|
||||
|
Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
|
A. Révision ou adoption des textes de base (cf. projet II.2) 1. Révision de la LO 96-11 sur le statut des magistrats 2. Révision de la loi LO 97-04 sur le CSM, 3. Conception d’un code d’éthique de la magistrature B. Équipement du secrétariat du CSM 4. Équipement bureautique/informatique/consommables C. Amélioration de la qualité des dossiers soumis au CSM (cf. projet
I.2) 5. Réhabilitation et informatisation des dossiers des magistrats 6. Renforcement des capacités de la Direction des services judiciaires du
MdJ D. Renforcement du contrôle de légalité des décisions touchant à la
carrière des magistrats (cf. projet V.1 et 2) 7. Établissement effectif des juridictions administratives |
06 06 06 06 06 06 08-10 Total |
15 M - - - 15 M |
|
|
|
Projet
III.2 révision de l’encadrement budgétaire des juridictions
|
||||
|
1. Analyse organisationnelle des juridictions incluant diagnostic des
besoins financiers des tribunaux, proposition de révision de la carte
judiciaire, plan d’affectation des magistrats et greffiers selon charges de
travail des tribunaux, proposition de budget pour chaque juridiction 2. Inscription dans la loi de finances 2008 des crédits de chaque
juridiction, suivant nouvelle carte judiciaire ; affectation de
comptables pour juridict. 3. Texte réglementaire sur la gestion financière des
juridictions ; nouveau barème
des frais de justice 4. Formation des personnels aux nouvelles techniques de gestion 5. Inspections annuelles de l’IGSJ et de la direction des parquets en vue
de s’assurer de la mise en œuvre du nouveau système |
07 07 07 07 07-10 Total |
20
M XX M - 5
M - 25 M |
Budget État |
|
|
PROJET III.3 renforcement des capacités de la Cour Suprême |
||||
|
A. Réorganisation de la Cour Suprême 1. Étude diagnostic de l’organisation et du fonctionnement de la Cour
Suprême, proposition d’un nouvel organigramme 2. Restructuration de la Cour 3. Nouveau règlement intérieur 4. Manuels de procédures B. Équipement de la Cour Suprême 5. Aménagement des locaux (cloisons mobiles accroissant nombre bureaux) 6. Équipement : 20 ordinateurs, imprimantes, 2 photocopieurs
numériques, installation téléphonique, 20 conditionneurs d’air, 1 véhicule de
service 7. Fonds documentaire 8. Site Internet de la Cour C. Informatisation des greffe et secrétariat du parquet 9. Implantation d’une base de données de gestion des greffe et secrétariat
10. Aménagement
et réhabilitation des archives de la Cour D. Perfectionnement des magistrats et personnels d’appui de la Cour 11. Programme
de perfectionnement des magistrats aux procédures de cassation 12. Formation
informatique des secrétaires E. Programme d’apurement des affaires faisant l’objet de sursis à
exécution 13. Recensement
des affaires en instance 14. Programme
biennal d’apurement des recours en instance F. Réinstallation de la Cour Suprême 15. Construction ou affectation d’un nouveau
Palais |
06 06 06 06 06 06 06 06 06 06 06 06-07 06 06-07 08-10 Total |
20 M - - 10 M 100 M 60 M 20 M 5 M 15 M 10 M 20 M 10 M - - XX M 270 M |
Budget État |
|
|
PROJET
III.4 renforcement des capacités des cours
d’appel et tpi de Lomé et Kara
|
||||
|
A.Renforcement des capacités des greffes et des parquets 1. Analyse organisationnelle, plan de restructuration, tableau des
effectifs 2. Transformation des parkings de la CA et TPI Lomé en 11 bureaux pour
greffe ; Aménagements de locaux
pour Kara 3. Équipement des greffes et secrétariats des parquets 4. Recrutements et affectations personnels selon plan d’effectifs 5. Implantation d’une base de données de gestion des greffes
(enregistrement des plaintes, actes d’appel, assignations, requêtes en
référé, décisions de jugement, gestion des recettes et dépenses, tableaux de
bord judiciaires) 6. Informatisation du casier judiciaire 7. Formation informatique 8. Formation des greffiers dans le cadre du projet IV.1 9. Manuels de procédures pour greffiers B. Renforcement des capacités des magistrats 10. Implantation
d’un logiciel automatisant la rédaction des décisions de justice 11. Premier
équipement informatique et bureautique 12. Manuels
de procédures et codes annotés 13. Programme
de remise à niveau des magistrats via projet IV.1 C. Fonctionnement des juridictions 14. Inscription
dans la loi de finances 2008 des crédits de fonctionnement et des postes
budgétaires nécessaires au fonctionnement des CA et TPI (cf. projet III.2) D. Agrandissement du palais de Lomé, construction du palais de Kara 15. Réhabilitation
et extension des locaux du Palais de Lomé 16. Construction
du palais de justice de Kara E. Équipement des 2 palais 17. Total
équipement pour 2 palais : 60 ordinateurs, 20 imprimantes laser, 6
photocopieurs numériques, 60 climatiseurs, 2 standards, 4 véhicules de
service, mobilier tribunaux, salles archives, salles avocats, bureau
d’accueil) |
06 06 06 06 06 06 06 06 06-07 06 07 07 07 06-07 07 08-09 08-09 08-09 Total |
15 M 70 M 100 M XX M 15 M 20 M 10 M - 5 M 15 M 70 M 20 M - XX M 300 M 500 M 190 M 1330 M |
Budget État Budget État |
|
|
projet
iii.5 renforcement des capacités des
juridictions provinciales
|
||||
|
A. Réhabilitation ou construction des bâtiments de 30 TPI 1. Réhabilitation ou construction 30 bâtiments de TPI (coût unitaire : 20 M) B. Équipement de 30 TPI 2. Informatique et bureautique : 150 ordinateurs, 30 imprimantes
laser, 180 climatiseurs, 30 photocopieurs numériques, 30 standards
téléphoniques 3. Matériel roulant : 30 véhicules de service C. Fonctionnement des juridictions 4. Inscription dans la loi de finances 2008 des crédits de fonctionnement
et des postes budgétaires nécessaires au fonctionnement des TPI (cf. projet
III.2) 5. Recrutement, affectation, redéploiement des magistrats selon plan
d’effectifs résultant de la nouvelle carte judiciaire D. Implantation d’outils de gestion dans 30 TPI 6. Implantation des logiciels de gestion greffes / secrétariats parquets
et logiciel rédaction jugements après évaluation expérience Lomé et Kara 7. Informatisation progressive des casiers judiciaires 8. Casier judiciaire national informatisé reliant les casiers territoriaux 9. Manuels de procédures et codes annotés E. Formation 10. Formation
des magistrats et greffiers dans le cadre du projet IV.2 |
07-08 07-08 07-08 07 07-08 08 08-10 10 07 06-07 Total |
600 M 530 M 450 M XX M XX M 60 M 40 M 50 M 20 M - 1750 M |
Budget État Budget État Budget État Budget État |
|
PROJET III.6 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES TRIBUNAUX SPÉCIALISÉS (Lomé et Kara) |
||||
|
A.
Tribunaux de commerce 1. Création de tribunaux de commerce par la nouvelle loi sur
l’organisation judiciaire 2. Étude préalable sur l’organisation des tribunaux de commerce et de
leurs greffes, plan d’effectifs 3. Dotation de locaux au sein des bâtiments des CA Lomé et Kara 4. Équipement des juridictions et greffes 5. Affectation de magistrats selon plan d’effectifs 6. Programme biennal de formation spécifique des magistrats et greffiers 7. Informatisation du greffe 8. Implantation logiciel rédaction de jugements 9. Réhabilitation et informatisation du registre du commerce 10. Extension
des tribunaux de commerce à l’ensemble des tribunaux de l’intérieur, sur
crédits budgétaires B.
Tribunaux pour enfants 11. Dotation
de locaux au sein des bâtiments des CA Lomé et Kara 12. Équipement
des juridictions et greffes 13. Affectation
de magistrats selon plan d’effectifs 14. Programme
biennal de formation spécifique des magistrats et greffiers 15. Informatisation
du greffe 16. Implantation
logiciel rédaction de jugements 17. Extension
des tribunaux pour enfants à l’ensemble des tribunaux de l’intérieur C.
Tribunaux du Travail 18. Dotation
de locaux au sein des bâtiments des CA Lomé et Kara 19. Équipement
des juridictions et greffes 20. Affectation
de magistrats selon plan d’effectifs 21. Programme
biennal de formation spécifique des magistrats et greffiers 22. Informatisation
du greffe 23. Implantation
logiciel rédaction de jugements 24. Extension
des tribunaux de travail à l’ensemble des provinces, sur crédits budgétaires |
06 07 07-08 07-08 07-08 07-08 08 08 08-09 10 07 07-08 07-08 07-08 08-09 08-09 10 07 07-08 07-08 07-08 08-09 08-09 10 Total |
- 15 M - 60 M XX M 30 M 15 M 15 M 30 M XX M - 60 M XX M 30 M 15 M 15 M XX M - 60 M XX M 30 M 15 M 15 M 405 M |
Budget État Budget État Budget État Budget État Budget État Budget État |
|
|
PROJET III.7 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES OPJ |
||||
|
1.
Clarification des relations entre les OPJ
et magistrats instruction et parquet via réforme du code de procédure pénale 2.
Programme de formation des OPJ et
magistrats instruction et parquet |
06-07 06-07 Total |
Cf. projet II.2 20 M 20 M |
|
|
|
Total
du sous-programme |
|
3815 M |
|
3815 M |
A. Position du problème
47. La bonne administration de la Justice et, notamment la légalité, l’uniformité et la prévisibilité des décisions de justice, facteurs de sécurité juridique tant pour la société civile que pour le secteur privé, sont conditionnées par l’existence d’un dispositif efficace de formation des magistrats garantissant l’adaptation des juges à leur premier emploi (formation initiale) ainsi que leur adaptation régulière à l’évolution du droit et des techniques juridiques (perfectionnement permanent).
48.
La situation actuelle se caractérise
aujourd’hui par l’absence complète de formation du personnel judiciaire. La
formation initiale des magistrats, dans le cadre de l’option magistrature de
l’ÉNA, n’est plus assurée depuis 4 ans, pour des raisons budgétaires ainsi que
du fait de l’incapacité matérielle des juridictions à absorber de nouvelles
promotions de magistrats, qui a tari les recrutements. Il n’existe pas de
politique de perfectionnement permanent des magistrats articulée autour de
dispositions statutaires établissant un lien entre le perfectionnement et la
carrière et fondée sur des programmes de perfectionnement répondant aux besoins
prioritaires des agents. Le perfectionnement s’est limité dans cette période à
quelques actions ponctuelles de formation au droit de l’OHADA, certes utiles
mais qui n’adressent qu’une fraction des besoins des magistrats. De nombreux
magistrats de Tribunaux de première instance de l’intérieur du pays n’ont à ce
jour pas reçu de perfectionnement depuis 10 ans et statuent désormais plus en
équité qu’en droit.
49. Le même constat s’applique à la formation des auxiliaires de justice et spécialement des greffiers et secrétaires des parquets. Alors même que le corps des greffiers, qui se compose à ce jour de 4 greffiers titulaires et 130 PEF ou agents temporaires de formation hétéroclite, manifeste d’énormes carences de formation initiale. Il en résulte que les magistrats doivent supporter la charge additionnelle de formation sur le tas de leurs greffiers, source d’importantes pertes de temps sans pour autant garantir l’efficience minimale de ces agents. Il en va de même pour les autres auxiliaires de justice : avocats, notaires, huissiers et commissaires priseurs.
50. Les carences du système de formation sont amplifiées par l’absence totale au sein des juridictions de bibliothèques juridiques permettant aux magistrats de se documenter au fil de l’eau. Les magistrats et professionnels du droit n’ont actuellement à leur disposition que la bibliothèque de l’ENA dont le fonds est actuellement en cours d’enrichissement avec le concours de la coopération française. Par ailleurs, l’absence de connexion Internet dans les juridictions et le manque de formation juridique des magistrats à la recherche documentaire sur le Web privent ces derniers de l’accès au droit et à la doctrine des pays du Nord, désormais accessibles sur Internet.
B. Stratégie
51. La stratégie d’action du ministère de la Justice repose sur (i) une révision du statut des magistrats en vue d’établir un lien formel entre le perfectionnement et le déroulement de la carrière des magistrats du siège et du parquet. L’obligation de perfectionnement s’imposera désormais comme pré-requis à toute promotion dans un grade de la hiérarchie du corps judiciaire, (ii) la mise en œuvre par l’ENA, avec le concours de vacataires de haut niveau et le concours de l’Université de droit de Lomé, d’un programme de perfectionnement intensif de l’ensemble des magistrats et auxiliaires de justice visant une mise à niveau sur 2 ans des personnels existants ; le programme se réalisera via des modules d’enseignement d’1 semaine pour 30 personnes, à raison de 2 matières par module. Les bénéficiaires du programme assisteront sur 2 ans à 6 modules, couvrant ainsi les 12 matières juridiques considérées comme essentielles par l’université de droit et le ministère de la justice. Des modules spécifiques seront conçus pour les greffiers et les auxiliaires de justice. La formation des greffiers sera ouverte aux agents PEF et débouchera sur l’organisation d’une évaluation-sélection qui permettra aux agents ayant satisfait aux tests d’intégrer le corps des greffiers, (iii) l’ouverture, courant 2008 d’un centre de formation des professions judiciaires relevant du ministère de la justice et ayant vocation à assurer la formation initiale et le perfectionnement permanent de l’ensemble des professionnels du droit. Ces actions de formation seront complétées de (iv) la mise à disposition de matériels didactiques via l’implantation de bibliothèques juridiques aux palais de Lomé et Kara ainsi que de la dotation de fonds documentaires adaptés aux besoins des magistrats des juridictions régionales et de préfecture.
C. Objectifs, activités et besoins en financement
|
RÉGIME STATUTAIRE DU PERFECTIONNEMENT DES MAGISTRATS |
||||
|
Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
|
Adoption de principes statutaires de perfectionnement des magistrats
établissant notamment un lien entre la formation et la carrière. Ces
principes seront incorporés dans le nouveau statut de la magistrature conçu
dans le cadre du programme législatif visé par le projet II.2 |
2006 |
|
|
|
|
PROJET IV.1 PROGRAMME BIENNAL DE PERFECTIONNEMENT DES MAGISTRATS ET AUXILIAIRES DE JUSTICE |
||||
|
A. Identification des
besoins 1. Étude d’identification des besoins prioritaires et formulation
programme 2. Séminaire de validation du programme B. Conception des
enseignements du programme de formation 3. Création d’un comité scientifique de validation des syllabus 4. Identification et sélection des vacataires 5. Conception et validation des syllabus de cours pour 12 matières 6. Formation des formateurs vacataires C. Équipement de l’ENA
en vue réalisation du programme 7. Dotation en moyens pédagogiques/consommables pour le programme D. Mise en œuvre du
programme 8. Programme biennal perfectionnement de totalité des effectifs magistrats 9. Programme biennal perfectionnement de totalité des effectifs greffiers 10. Programme
biennal perfectionnement de totalité des effectifs avocats 11. Programme
biennal perfectionnement de totalité des effectifs huissiers[4] 12. Programme
biennal perfectionnement de totalité des effectifs notaires 13. Programme
biennal perfectionnement de totalité des effectifs OPJ 14. Test
d’évaluation-sélection des PEF en vue intégration corps greffiers |
06 06 06 06 06 06 06 06-07 06-07 06-07 06-07 06-07 06-07 07 Total |
1
M XX
M - 50
M 5
M 50
M 106
M 85
M 90
M 101
M 81
M 81
M - 650 M |
UGPMJ Budget État |
|
PROJET IV.2 ‘’CRÉATION D’UN CENTRE DE FORMATION DES PROFESSIONS JUDICIAIRES’’ |
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|
A. Activités
préparatoires 1. Voyage d’études auprès d’ENM-structures formation auxiliaires justice 2. Descriptif du centre : missions, publics cibles, organigramme,
description des postes, budget prévisionnel (en concertation avec
corporations) 3. Décret de création du centre 4. Accords de partenariats avec divers centres de formation à distance B. Installation du
Centre 5. Construction ou attribution / réhabilitation de locaux 6. Équipement informatique et pédagogique 7. Équipement d’un module de formation itinérante 8. Fonds documentaire et abonnements 9. Formation des formateurs 10. Conception
des syllabus (sur base syllabus du programme pilote) C. Programmes pilotes de formation 11. Programmes-pilote
de formation initiale des magistrats, greffiers, avocats, notaires, huissiers
et commissaires priseurs 12. Programmes-pilote
de perfectionnement pour publics cibles ci-dessus 13. Évaluation-correction 14. Conception
des programmes définitifs |
07 08 08 08 08 08 08 08 08 08 09-10 09-10 09-10 09-10 09-10 Total |
5 M 20 M - - 300 M 100 M 20 M 80 M 20 M 50 M 200 M 100 M - - 895 M |
|
|
|
PROJET IV.3 DOTATION DE BIBLIOTHÈQUES JURIDIQUES AUX JURIDICTIONS |
||||
|
A. Bibliothèques
juridiques 1. Identification des besoins documentaires et définition d’un fonds type
par catégorie de juridiction 2. Bibliothèque du Palais de Lomé (Cour Suprême, cour d’appel et tribunal
de première instance) 3. Bibliothèque du Palais de Kara (cour d’appel et tribunal de première
instance) 4. Formation des bibliothécaires et archivistes 5. Fonds documentaire pour 5 TPI de régions (15 M/tribunal) 6. Fonds documentaire pour 16 TPI de département (5 M/tribunal) B. Recherche juridique
sur Internet 7. Connexion Internet pour les bibliothèques 8. Manuel de recherche juridique sur Internet incluant références des
sites juridiques francophones utiles 9. Formation des magistrats et auxiliaires de justices à la recherche sur
Internet |
07 08 08 08 08 08 08 08 08 Total |
5 M 100 M 50 M 10 M 75 M 80 M 50 M 2 M 5 M 377 M |
|
|
|
Total pour le
sous-programme |
|
1922 M |
|
1922 M |
A. Position du problème
52. L’État de droit est notamment fondé sur le principe de légalité administrative selon lequel les autorités administratives sont tenues, dans leurs décisions individuelles ou à portée générale, de se conformer à la loi. Ce principe, qui limite l’arbitraire du pouvoir administratif en soumettant ce dernier au droit constitue un élément substantiel de sécurité juridique pour les administrés et est garanti au Togo par l'existence de mécanismes de contrôle juridictionnel par lesquels l'administré peut obtenir la réformation ou l'annulation d’un acte ou texte illégal.
53. Le dispositif des juridictions administratives, établi par la Constitution (art.125) et l’ordonnance 78-35 (art.27) portant organisation judiciaire, se compose des cours d’appel, juges administratifs de droit commun en premier et dernier ressort, notamment pour les litiges concernant les marchés publics, la fiscalité et le droit de la fonction publique et de la chambre administrative de la Cour Suprême, compétente pour connaître des recours formés contre les décisions rendues en matière de contentieux administratif, des recours pour excès de pouvoir formé contre les actes administratifs, du contentieux des élections locales, des pourvois en cassation contre les décisions des organismes statuant en matière disciplinaire.
54.
L’organisation juridictionnelle ci-dessus
reste toutefois aujourd’hui virtuelle, en dépit de la nomination récente de
magistrats auprès de la cour d’appel de Lomé et de l’existence de juges
administratifs auprès de la Cour Suprême. Les chambres administratives des
cours d’appel et de la Cour Suprême n’ont eu en effet à connaître en 10 ans
qu’un nombre limité d’actions en responsabilités dont aucune n’a à ce jour
débouché sur un jugement. Les causes essentielles de cet effacement des
juridictions administratives ont trait au faible ancrage de la notion de
contentieux administratif dans le corps social togolais, à l’insuffisante
volonté politique de faire fonctionner effectivement les juridictions
administratives, à la méconnaissance des administrés de l’existence de
mécanismes leur permettant de contester judiciairement des décisions étatiques,
à l’absence totale de législation nationale posant les règles de droit
administratif, à l’insuffisance de la formation des magistrats administratifs.
Le Togo est ainsi aujourd’hui l’un des rares pays africains francophones à ne
pas disposer de juridictions administratives fonctionnelles.
55.
Cet
effacement des juridictions administratives se double de l’absence complète de
contrôle juridictionnel sur l’exécution des lois de finances et, partant, sur
le bon usage des fonds publics. La Cour des Comptes, organe constitué (titre
VII) en charge de l’apurement juridictionnel des comptes des comptables
publics, de l’assistance au Gouvernement et au Parlement dans l’adoption des
lois de règlement du budget et du contrôle de gestion des structures
parapubliques, n’a pu être établie faute de moyens. Une mission des présidents
de Cours des Comptes francophones a ainsi récemment souligné que le Togo se
trouvait être le seul État de l’UEMOA à ne pas avoir de Cour des Comptes
opérationnelle. Cette carence risque de poser problème dans la perspective de
la reprise de la coopération internationale avec le Togo ainsi que de l’accès à
terme du pays à l’initiative PPTE qui imposeront que soient renforcés les
contrôles internes (inspection générale des finances, contrôle financier) et
externes (Cour des Comptes) sur l’exécution des fonds publics, spécialement en
ce qui concerne les appuis budgétaires.
B. Stratégie
56. L’implantation durable de mécanismes de contentieux administratif et de contrôle juridictionnel des comptes sont, compte tenu du vide institutionnel actuel, des actions qui ne peuvent s’inscrire que dans le moyen terme. L’objectif ne peut être ici d’implanter immédiatement la bonne gouvernance mais d’en jeter les bases en établissant des mécanismes institutionnels crédibles dont les capacités seront progressivement renforcées en vue de les affirmer à terme durablement dans la société togolaise. La nouveauté de ces mécanismes pour l’environnement social impose par ailleurs une sensibilisation de la société civile et du secteur privé aux concepts mêmes de contrôle juridictionnel puis à leur existence.
57.
D’où l’approche graduelle suivante
adoptée par le ministère de la Justice, qui s’articule chronologiquement comme
suit : (i) établissement de l’encadrement juridique du contentieux
administratif et du contentieux électoral local, incluant notamment un code
administratif établissant les bases de droit administratif et un code de
procédure administrative. La rédaction des avant-projets de codes sera confiée
par la commission de la législation du MdJ à une équipe nationale composée de
professeurs d’Université et de professionnels du droit reconnus pour leurs
travaux en droit administratif et appuyée à intervalles réguliers par un
professeur ou magistrat administratif européen de haut niveau (ii) création d’un corps de magistrats
administratifs et formation intensive des magistrats du corps via un
perfectionnement spécial de l’ENA et de l’Université, suivie de stages de
moyenne durée auprès de juridictions administratives francophones (iii) installation solennelle des
juridictions et du nouveau corps de magistrats administratifs, suivie d’une
campagne de sensibilisation de la société civile sur la notion de contentieux
administratif, l’organisation des juridictions administratives et les
procédures pour les actionner, (iv) expérience-pilote de 2 ans de contentieux administratif à Lomé et Kara,
qui fera l’objet de compte-rendus semestriels du ministre de la justice au
comité de pilotage, (v) évaluation puis correction et, le cas échéant,
extension du dispositif par la création de juridictions administratives
régionales.
58.
En
l’attente des réalisations ci-dessus, qui ne produiront effet qu’à l’horizon
2008, la relance du processus d’implantation effective des juridictions
administratives s’effectuera dès 2005 par le moyen d’une circulaire du ministre
de la Justice enjoignant les magistrats de se prononcer sur les requêtes en
matière administrative.
59.
Concernant la Cour des comptes, le
ministère de la justice va appuyer l’établissement juridique de la Cour (projet
de loi organique, décret d’attributions, règlement intérieur, statut et profil
des magistrats des comptes) qui s’inspireront des meilleures pratiques des
cours des comptes francophones définis par les associations internationales de
juridictions suprêmes des comptes (Intosai,
AFROSAI ou aISCCUF). Les capacités de la Cour à
juger dans les délais les comptes des comptables et certifier annuellement la
conformité des comptes de l’Etat avec les autorisations de la loi de finances
seront renforcées par l’établissement des procédures et modes de présentation
des comptes par les comptables, la formation des comptables et magistrats des
comptes, la mise en place d’instruments de gestion informatisée des futures
archives et du greffe de la Cour.
C. Objectifs, activités et besoins en
financement
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PROJET V. 1 ‘’IMPLANTATION DU CADRE JURIDIQUE DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF’’
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Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
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A. Relance du processus de contentieux administratif 1. Circulaire du Ministre de la Justice enjoignant aux magistrats de se
prononcer sur les requêtes en matière administrative B. Sensibilisation et consensus sur les voies et moyens d’implantation
des juridictions administratives 2. Voyage d’études des responsables du Mdj et des juridictions 3. Étude préalable et conception d’une note stratégique sur l’implantation
d’un contentieux administratif, incluant draft de programme législatif 4. Journées judiciaires sur le contentieux administratif validant le
programme 5. Discussion par le Conseil des ministres des orientations de réforme et
adoption du calendrier d’action et programme législatif C. Adoption du cadre juridique des juridictions administratives 6. L portant code administratif 7. LO portant code de
justice administrative et D. d’application, 8. LO portant statut
des juges administratifs Expertise nationale et
internationale pour rédaction drafts textes ci-dessus |
05 06 06 06 06 07 07 07 Total |
- 5 M 20 M 5 M - 120 M 150 M |
|
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PROJET V.2 IMPLANTATION EFFECTIVE ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES |
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A. Création et renforcement des capacités d’un corps de magistrats
administratifs 1. Sélection et affectation des magistrats du corps selon dispositions du
statut particulier 2. Programme de formation initiale intensive des magistrats du corps par
l’ENA sur nouveau droit administratif et procédures juridictionnelles
togolais. Ce programme inclura une formation aux procédures de contentieux électoral
local 3. Programme de stages de moyen terme des magistrats du corps auprès de
juridictions administratives étrangères 4. Rédaction de guides pratiques et de codes administratifs togolais
annotés B. Installation solennelle des juridictions administrative et
sensibilisation de la société civile et du secteur privé 1. Équipement des chambres administratives de la Cour Suprême et des cours
d’appel de Lomé et Kara (cf. projet III.1 et 3) 2. Cérémonie d’installation et
journée judiciaire sur l’installation des juridictions 3. Campagne de sensibilisation-information de la société civile et du
secteur privé sur les juridictions, procédures et droit / sous-traitance ONG
juristes C. Expérience pilote de fonctionnement des juridictions administratives 1. Lancement de l’expérience pilote sur CS-CA Lomé et CA Kara 2. Base de données sur les jurisprudences administratives 3. Évaluation du fonctionnement
des juridictions administratives par IGSJ 4. Journée judiciaire sur évaluation expérience pilote 5. Extension régionale des juridictions administratives |
07 07-08 07-08 07-08 07-08 08 08-09 08-09 08 09 09 10 Total |
XX M 50 M 200 M 20 M - 10 M 50 M - 15 M 20 M 5 M XX M 370 M |
Budget État Budget État |
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PROJET V.3 ÉTABLISSEMENT ET RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DE LA COUR DES COMPTES |
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A. Activités préparatoires 1. Voyage d’étude auprès des cours des comptes francophones 2. Note conceptuelle sur l’implantation de la Cour des comptes au Togo
incluant proposition d’attributions et organigramme 3. Journée de réflexion sur l’implantation d’une Cour des comptes B. Formulation de l’encadrement législatif de la Cour 4. Projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Cour 5. Projet de règlement intérieur C. Constitution et renforcement des capacités du corps des magistrats
des comptes 6. Projet de statut particulier des magistrats de la Cour des comptes 7. Recrutement des magistrats des comptes 8. Formation intensive des magistrats du corps via l’ÉNA Lomé puis au
moyen de stages dans des cours des comptes francophones 9. Formation des personnels du greffe Expertise nationale et internationale en appui à A, B et C D. Équipement de la Cour 10. Matériel
informatique et bureautique 11. Locaux
d’archives 12. Matériel
roulant (2 véhicules) 13. Réhabilitation
des locaux E. Outils de gestion 14. Informatisation
du greffe et création d’une base de données de gestion des postes comptables
assujettis à l’apurement juridictionnel de la Cour 15. Conception
de guides de procédures 16. Site
Internet de la Cour F. Expérience pilote de 2 ans 17. Lancement du processus d’apurement
quadriennal des comptes; premiers arrêts de quitus ou débet 18. Premières
soumissions à l’Assemblée nationale de déclarations de conformité de la loi
de finances 19. Premières
actions de contrôle de gestion des structures recevant des concours
financiers publics 20. rapport
annuel de la Cour G. Évaluation correction 21. Mission
d’évaluation du fonctionnement de la Cour 22. Séminaire
national sur l’évaluation de l’expérience pilote 23. Amendement
constitutionnel étendant le mandat de la Cour au contrôle des comptes des
collectivités territoriales via la création de chambres régionales des
comptes (CRC) 24. Création,
équipement, dotation effectifs pour CRC |
06 06 06 06 06 06 07 07-08 07-08 07 07 07 07 07 07 07 08-10 08-10 08-10 08-10 10 10 10 10-11 Total |
5 M - 5 M - - - XX M 150 M 30 M 50 M 50 M 10 M 30 M 50 M 15 M 5 M 5 M - - - 20 M 5 M - Budget État 430 M |
Budget État |
|
|
Total
du sous-programme |
|
950 M |
|
950 M |
A. Position du problème
60. Le processus en cours de consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie, fondé notamment sur une plus grande soumission de l’Etat et des citoyens à la règle de droit, et d’autre part l’intégration progressive du Togo dans l’économie sous-régionale et mondiale, accentuent la nécessité d’une diffusion large du droit positif togolais, satisfaisant les besoins en information juridique des administrations, des professionnels du droit, de la population et des investisseurs privés tant nationaux qu’étrangers.
61. Or la situation actuelle se caractérise par l’absence de source exhaustive, autorisée et fiable permettant d’accéder à la règle de droit togolaise. La seule information juridique émane du journal officiel qui connaît des retards de parution et dont la diffusion ne satisfait pas à la demande des professionnels et de la population. Les collections complètes du JO ne sont qu’imparfaitement conservées dans les ministères et juridictions centrales et généralement indisponibles dans les services et juridictions provinciaux. L’absence de codification ou de publication de textes consolidés incorporant les fréquents amendements aux lois et règlements ainsi que l’absence de tables analytiques ou d’index thématiques du journal officiel ne permettent pas de connaître avec exactitude l’état du droit pour un sujet donné. Cette carence n’est que partiellement comblée par la société civile. Les rares recueils de textes publiés sur l’initiative du secteur associatif sont en effet parcellaires, car limités aux domaines d’interventions des associations, et surtout n’offrent pas les garanties d’authenticité requises. Le problème de diffusion juridique se pose également pour le droit international togolais et pour les jurisprudences actuellement totalement inaccessibles.
62. Il résulte de cette carence de diffusion, touchant tant le droit positif que son interprétation par les tribunaux, une profonde incertitude juridique préjudiciable à la qualité et à la légalité du travail gouvernemental, législatif et judiciaire, à la prévisibilité et sécurité des relations civiles et commerciales, à la sécurité des rapports entre l’Etat et les citoyens et à la mise en œuvre des réformes législatives qui imposent une connaissance exhaustive du corpus normatif. L’absence de dissémination juridique, spécialement en ce qui concerne le droit des affaires, ne permet pas au Togo de satisfaire aux critères de transparence du droit commercial posé par l’Organisation mondiale du commerce. L’absence de publication de ce droit sur Internet ne contribue en outre pas à l’attraction de l’investissement direct étranger.
63. Un autre aspect du problème a trait à la méconnaissance totale des populations rurales de leurs droits ainsi que des moyens de les exercer. Il n’existe à ce jour pas de politique de vulgarisation systématique, en des termes faciles à saisir, de certains aspects du droit positif. Ce déficit d’information pose d’importants problèmes spécialement en ce qui concerne le droit des personnes et de la famille, auquel ressortissent la plupart des litiges civils. Ainsi la méconnaissance du droit successoral moderne est-elle source de nombreux abus dont sont victimes les citoyens ignorant la possibilité qui leur est offerte d’opter pour les solutions de droit civil et non les solutions de droit coutumier qui leur sont parfois défavorables. Ces exemples peuvent être multipliés, notamment en ce qui concerne les libertés publiques et les droits humains. L’insuffisance du ministère de la Justice dans ce domaine n’a pas été palliée par la société civile, dont les actions de vulgarisation restent parcellaires.
64. L’accès à la justice des populations les plus pauvres ou les plus vulnérables est enfin dissuadé en premier lieu par l’absence complète d’aide judiciaire, le fonds créé à cet effet en 1978 n’ayant jamais été alimenté ; en second lieu par l’incapacité matérielle des tribunaux de mener les audiences foraines prévues par l’ordonnance de 1978 sur l’organisation judiciaire. L’absence de proximité de la justice et du justiciable en milieu rural a pour conséquence un recours généralisé aux justices parallèles ou informelles avec toutes les incertitudes juridiques que ce mode de résolution des différends engendre.
B. Stratégie
65. Le ministère de la Justice va mettre en œuvre une politique de
dissémination juridique répondant aux besoins en information juridique des
administrations publiques, des juridictions, de la société civile et des
investisseurs. Ce faisant, il contribuera à une meilleure transparence du cadre
juridique togolais et, partant, à une meilleure sécurité et prévisibilité
juridique des rapports sociaux, civils et commerciaux. La stratégie du projet
est fondée sur la création, au sein de la direction des services législatifs du
ministère de la Justice d’une ‘’unité de dissémination juridique’’ (UDJ), dont la mission sera de diffuser non
seulement le droit positif mais également son interprétation par les tribunaux,
au moyen de recueils législatifs et jurisprudentiels qui seront également
accessibles via l’Intranet judiciaire ainsi que sur CD-Roms. Les supports
seront également commercialisés à la société civile et au secteur privé. Un
site Internet complètera le dispositif et permettra l’accès aux données
ci-dessus, contribuant ainsi à une meilleure information des investisseurs
étrangers sur le droit togolais. L’UDJ
va également formuler, en concertation avec les associations para-juristes, une
politique de vulgarisation ciblant les besoins prioritaires en information juridique
des populations, qui sera mise en œuvre directement par le ministère ainsi que
par voie de sous-traitances aux ONG.
66. Le ministère va enfin procéder à deux expériences pilotes d’aide
judiciaire et d’audiences foraines qui auront vocation à être étendues à
l’ensemble du territoire, après évaluation-correction.
C. Objectifs, activités et besoins en
financement
|
PROJET VI.1 diffusion des lois,
règlements et jurisprudences
|
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Activité |
Année |
Besoin |
Financé |
Recherché |
|
A.
Création d’une unité de dissémination juridique au sein de la direction de la
législation du MdJ 1. Méthode et plan de travail de l’UDJ 2. Équipement informatique et bureautique dont copieur numérique 3. Formation du personnel aux techniques de numérisation et PAO B.
Numérisation et publication des textes juridiques 4. Conception d’une base de données législative 5. Recherche et numérisation des journaux officiels[5] 6. Conception et publication de recueils et CD-Roms législatifs couvrant
la totalité du droit encadrant les juridictions ou appliqué par elles. C.
Numérisation et publication des jurisprudences 7. Conception d’une base de données jurisprudentielle 8. Rassemblement, numérisation et indexation des jurisprudences (avec le
concours de la faculté de droit) 9. Conception et diffusion de recueils et CD-Roms annuels de jurisprudence D. Diffusion du droit sur Internet 10. Conception du site 11. Frais d’hébergement du site 12. Intégration des bases de données et des recueils ci-dessus 13. Référencement du site auprès des principaux moteurs de recherche 14. Campagne nationale d’information sur existence du site |
06 06 06 06 06 07 07 08 08 07 07-10 07 07 07-10 Total |
- 10
M - 15
M 5
M 25
M 15
M 10
M 10
M 5
M 5
M - - 5
M 105
M |
|
|
|
PROJET VI.2 vulgarisation du
droit
|
||||
|
Programme de vulgarisation des droits des citoyens ainsi que des modalités d’accès à la justice 1. Séminaire MdJ / ONG en vue de définir politique de vulgarisation 2. Programmes de sensibilisation directe par le MdJ 3. Programmes de sensibilisation via sous-traitances à ONG |
07 07-10 07-10 Total |
2
M 50
M 150
M 202
M |
|
|
|
projet vi.3 expérience pilote d’aide
judiciaire
|
||||
|
1. D. fixant les conditions d’éligibilité et de gestion du fonds 2. Création d’un comité national de gestion du fonds 3. Ouverture et abondement d’un compte spécial géré par le MdJ 4. Expérience-pilote de fonctionnement du fonds dans juridictions des
ressorts de Lomé et Kara 5. Audit financier annuel par IGSJ 6.
Rapport annuel du MdJ au comité de pilotage 7.
Évaluation et extension à l’ensemble du
territoire, sur crédits budgétaires |
08 08 08 09-10 09-10 09-10 11 Total |
- - 100
M - - - - 100
M |
|
|
PROJET VI. 4 EXPÉRIENCE PILOTE D’AUDIENCES FORAINES (3 TPI) |
||||
|
1. Choix des TPI pilotes, termes de référence du programme, indicateurs de
résultats 2. Campagne d’information des populations-cibles 3.
Lancement de l’expérience pilote. Frais
d’essence et indemnités de déplacement des greffiers et magistrats sur base 1
audience mois/juridiction 4.
Évaluation-correction par IGSJ et direction
des Parquets 5.
Extension de l’expérience sur crédits
budgétaires |
07 07 08 09 10 Total |
- 10
M 45
M - - 55
M |
|
|
|
Total du sous-programme |
|
462
M |
|
462
M |

· Programme
biennal de mise à niveau des
magistrats et auxiliaires de justice · Création d’une
ENM · Bibliothèques
juridiques · Dissémination du
droit et des jurisprudences · Équipement des
juridictions et informatisation des greffes · Révision du
cadre budgétaire des juridictions · Contrôle
effectif des juridictions par IGSJ et Direction des parquets · Modernisation
des droits civil, pénal, des affaires, humains · Codification
législative · Renforcement des
capacités de la Cour Suprême à assurer la régulation des jurisprudences · Dissémination du
droit et des jurisprudences · Réhabilitation
et équipement des 30 tribunaux régionaux · Nouvelle carte
judiciaire et redéploiement des effectifs judiciaires · Audiences
foraines (pilote) · Aide judiciaire
(pilote) · Information
juridique des populations et administrations · Kiosques
d’accueil du public dans juridictions · Sites Internet
MdJ et CS · Critères
statutaires précis de promotion des magistrats · Réforme CSM · Voies
juridictionnelles de recours contre les décisions de promotion jugées non
conformes au Statut · Code d’éthique
de la magistrature · Réhabilitation
des dossiers des magistrats · Établissement
effectif des juridictions
administratives · Établissement de
la Cour des Comptes
OBJECTIFS SUBSTANTIFS
DU PROGRAMME DE MODERNISATION DE LA JUSTICE




Budget
du programme
Sommes
exprimés en millions FCFA
|
SOUS-PROGRAMME
I ''ADMINISTRATION DE LA JUSTICE'' |
|
|
Projet I.1
Implantation du dispositif de gestion du PMJ |
515 |
|
Projet I.2
Renforcement des capacités du MdJ |
485 |
|
Projet I.3
Renforcement des capacités d'audit des juridictions |
81 |
|
projet I.4
Renforcement des capacités de l'administration pénitentiaire |
1,710 |
|
|
2,791 |
|
SOUS-PROGRAMME
II ''ENCADREMENT JURIDIQUE'' |
|
|
Projet
II.1 Formulation du programme législatif |
55 |
|
Projet
II.2 Programme de modernisation du droit judiciaire |
330 |
|
Projet
II.3 Programme de modernisation du droit des affaires |
80 |
|
Projet
II.4 Programme de modernisation des droits humains |
80 |
|
|
545 |
|
SOUS-PROGRAMME
III ''INDÉPENDANCE ET FONCTIONNEMENT DES JURIDICTIONS'' |
|
|
|
|
|
Projet
III.1 Renforcement de l'indépendance des magistrats |
15 |
|
Projet
III.2 Révision de l'encadrement budgétaire des juridictions |
25 |
|
Projet III.3
Renforcement des capacités de la Cour Suprême |
270 |
|
Projet
III.4 Renforcement des capacités des cours d'appel et TPI de Lomé et Kara |
1330 |
|
Projet
III.5 Renforcement des capacités des juridictions provinciales |
1,750 |
|
Projet III.6
Renforcement des capacités des tribunaux spéciaux |
405 |
|
Projet
III.7 Renforcement des capacités de OPJ |
20 |
|
|
3,815 |
|
SOUS-PROGRAMME
IV ''RENFORCEMENT DES CAPACITÉS'' |
|
|
Projet
IV.1 Programme prioritaire de perfectionnement |
650 |
|
Projet
IV.2 Création d'un centre de formation des personnels judiciaires |
895 |
|
Projet
IV.3 Bibliothèques juridiques |
377 |
|
|
1,922 |
|
SOUS-PROGRAMME
V ''CONTRÔLE JURIDICTIONNEL DE L'ACTIVITÉ ADMINISTRATIVE'' |
|
|
Projet V.1
Implantation du cadre juridique du contentieux administratif |
150 |
|
Projet V.2
Implantation et renforcement des capacités des juridictions administratives |
370 |
|
Projet V.3
Implantation de la Cour des Comptes |
430 |
|
|
950 |
|
SOUS-PROGRAMME
VI ''AMÉLIORATION DE L'ACCÈS AU DROIT'' |
|
|
Projet
VI.1 Diffusion des lois et règlements |
105 |
|
Projet
VI.2 Vulgarisation du droit |
202 |
|
Projet
VI.3 Expérience pilote d'aide judiciaire |
100 |
|
Projet
VI.4 Expérience pilote d'audiences foraines |
55 |
|
|
462 |
|
TOTAL |
10,485 |

******************
[1] Àctivité devant être
réalisée dans le cadre d’un autre programme appuyant le ministère des finances
[2] Cf. sur ces
points : Constitution du 14
octobre 1992 (art.113, 114, 117, 118) ainsi que lois organiques 96-11 du 21
août 1996 (art.19, 20 et 25) et 97-4 du 6 mars 1997 (art.22)
[3] Diagnostic de la
justice au Togo’’, page 27
[4] Et 4 commissaires-priseurs
[5] Incluant les textes
antérieurs aux indépendances mais restant en vigueur