Allocution du Garde des sceaux
Séminaire gouvernemental d’information sur le
programme national de modernisation de la Justice
02 novembre 2006
Excellence,
Monsieur le Premier Ministre,
Excellences,
-
Messieurs les ministres
d’Etat
-
Mesdames et Messieurs les
ministres;
-
Mesdames et Messieurs les
Ambassadeurs et Représentants des missions diplomatiques au Togo ;
Monsieur
le représentant de l’Union Européenne ;
Madame
la représentante Résidente du PNUD, coordonnatrice des agences du système des
Nations Unies ;
Mesdames
et Messieurs les Représentants des
Agences du Système des Nations Unies :
Monsieur
le Représentants de la francophonie :
Madame
la coordinatrice du PNMJ :
Mesdames
et Messieurs les Experts au PNMJ ;
Honorables
invités, Mesdames et messieurs.
Avant
toute chose, qu’il me soit permis de vous souhaiter la bienvenue dans cet
hôtel, mais également un bon appétit qui, je l’espère, aidera au partage de ce
grand projet de réforme judiciaire.
La
rencontre d’aujourd’hui fait suite aux précédentes journées au cours desquelles
le Programme National de Modernisation de la Justice a été successivement
présenté aux magistrats, avocats, notaires, huissiers de justice, aux ONG et
aux media.
Mesdames
et Messieurs,
La
modernisation de l’institution judiciaire se trouve inévitablement au cœur de
l’œuvre de réconciliation engagée par le Président de la République, réaffirmée
par l’Accord politique global et portée par le gouvernement d’union nationale
togolais, en tant qu’elle assure à chacun son droit, protège le faible contre
le fort et rétabli l’égalité entre les citoyens. Mais également, en ce qu’elle
constitue, pour une part, non négligeable le garant de la réalisation de
l’Accord politique global, ainsi que du programme d’action du gouvernement
d’union national présenté par le Premier ministre devant l’Assemblée nationale
le 26 septembre 2006.
Il
est utile de rappeler qu’à la suite de divers constats et études sur la
fiabilité et l’efficacité de notre système judiciaire, le gouvernement togolais
a pris la résolution d’établir un diagnostic de notre justice. Une mission
diagnostique a donc été mandatée, à cet effet, en 2004 avec l’appui du
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Le
rapport produit par cette mission diagnostique a servi de base à l’élaboration,
à la demande du gouvernement togolais, d’un programme de modernisation de la
justice. Celui-ci a fait l’objet d’une validation en atelier à Kpalimé en août
2005, sous le haut patronage du Chef de l’Etat.
Le
gouvernement togolais s’est formellement approprié le programme tel que validé
à Kpalimé, par une lettre de politique sectorielle adoptée en conseil des
ministres en octobre 2005.
Au
plan national, qu’il nous en souvienne que dans son adresse sur l’état de la nation le 26 avril 2006, à la veille de
la célébration du 46ème anniversaire de notre indépendance
nationale, le Chef de l’Etat rappelait devant la Représentation nationale la
nécessité de conduire la réforme de la justice engagée par le gouvernement
togolais à son terme comme gage de la démocratie, de la paix sociale et du
développement du Togo.
L’Accord
politique global dont la signature le 20 août 2006 par l’ensemble de la classe
politique togolaise, a ouvert la voie à la formation du gouvernement d’union
nationale, a réaffirmé expressément la nécessité de poursuivre de façon urgente
et prioritaire la réforme de l’institution judiciaire et lui a confié un rôle
fondamental dans la réalisation des missions assignées au gouvernement d’union
nationale.
Pour
sa part, le Premier ministre a, dans sa déclaration de politique, devant
l’Assemblée nationale, engagé le gouvernement dans son ensemble sur la
réalisation des 22 engagements et de l’accord politique global et par
conséquent la réalisation subséquente de ce chantier prioritaire qu’est la
réforme de la justice contenu dans ces instruments.
C’est
dire que chacun de nous doit, en tant que membre de ce gouvernement,
s’approprier cet important chantier, s’investir dans sa réalisation et tirer de
façon synergique entre nos différents départements ministériels le meilleur
parti pour notre pays.
Il
convenait donc, qu’en notre qualité de membres du gouvernement d’union
nationale, appelés à assurer la responsabilité de la réussite de ce programme
de réforme de la justice, nous soyons préalablement informés des objectifs du
programme, de son contenu, des moyens de son exécution, des axes prioritaires retenus,
des chronogrammes d’exécution et de l’ensemble des résultats attendus ainsi que
des garanties de bonne exécution.
C’est
là l’ambition que nous avons humblement nourrie en vous conviant aujourd’hui à
ce déjeuner de travail.
Je
sais pouvoir compter sur chacun de nous pour la réussite de ce chantier
prioritaire du gouvernement dont nous sommes membres, car la justice est au
carrefour de chacun de nos départements ministériels.
Excellence,
Monsieur le Premier Ministre ;
Messieurs les ministres d’Etat ;
Mesdames et Messieurs les ministres et chers collègues ;
Mesdames et Messieurs les partenaires au développement ;
Chers invités ;
Je
ne saurai terminer mon propos sans témoigner ma profonde gratitude à chacun des
partenaires en développement, notamment l’Union Européenne, Le PNUD et la
France, qui ont bien voulu appuyer l’œuvre du gouvernement togolais dans la
conception, la réalisation et le suivi de ce programme pour que notre justice
soit digne.
Le
Programme National de Modernisation de la justice étant un programme ouvert, nous invitons les
autres partenaires à y prendre part
Notre
reconnaissance va également à l’ensemble de l’Institution judiciaire et à ses
acteurs qui ont bien voulu se prêter à cette œuvre de réforme en en facilitant
la réalisation et en contribuant à l’améliorer.
Que
tous trouvent ici la marque de notre reconnaissance.
Je
vous remercie.