République togolaise

MINISTÈRE DE LA JUSTICE

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organisation et STATISTIQUES pénitentiaires

 

Direction de l'Administration pénitentiaire

BP 81 217

Tél (228) 222 15 93

222 15 89

 

A leur création, les prisons du Togo dépendaient du ministère de l'Administration territoriale et de la Sécurité. Elles ont été rattachées au ministère de la Justice par décret 92-10/PMRT du 12 février 1992 du Premier ministre.

 

Organisée par l'arrêté 5/MJ/CAB du 29 mars 1994, la Direction de l'Administration pénitentiaire assure jusqu'à ce jour,

  •  la gestion des détenus des prisons du Togo,

  •  l'implantation et de l'équipement des prisons,

  •  l'évaluation des besoins des établissements pénitentiaires,

  •  le contrôle de la population carcérale,

  •  l'amélioration de la législation en matière pénitentiaire et du contrôle de l'application de la loi pénitentiaire,

  •  la direction de l'assistance sociale pénitentiaire,

  •  la centralisation et l'exploitation des rapports périodiques des commissions de surveillance des prisons,

  •  le recrutement et la formation des régisseurs de prisons et des autres agent pénitentiaires,

  •  la mise en place et la coordination des actions de réinsertion sociale,

  •  la gestion du personnel pénitentiaire.

La direction de l'Administration pénitentiaire est constituée de cinq divisions :

  •  division des études, chargée de la recherche de solutions techniques et juridiques aux problèmes de l'administration et à ceux relatifs au bien être des détenus.

  •  division de la comptabilité qui assure la tenue des comptes,

  •  division du contrôle qui à en charge le contrôle de la population carcérale des centres de détention et veille à l'application de la loi,

  •  division de la gestion Administrative et du matériel qui gère les magasins de produits,

  •  division de l'action sociale et de la rééducation qui assure l'hygiène et les soins médicaux aux détenus.

A ce jour, le Togo compte 12 prisons :  Dapaong, Mango, Kantè, Kara, Bassar, Sokodé, Atakpamé, Notsè, Tsévié, Lomé, Vogan et Aného.
 

Chaque prison à a sa tête un régisseur, qui est le premier responsable. Il coordonne les activités des structures connexes. Il est aidé, pour ce qui est de l'alimentation, des détenus, d'un magasinier et de cuisiniers. On y retrouve également :

  •  un service de santé, qui prend en charge les problèmes de santé des détenus, les résout quand ils sont mineurs, et procède à l'évacuation des détenus vers des centres hospitaliers universitaires.

  •  un service de garde qui est constitué d'agents du Ministère de la sécurité, avec à leur tête un chef de sécurité communément appelé chef de prison.

  •  un service social qui est chargé d'écouter les détenus, de leur apporter un appui.

Chaque prison est constituée d'un quartier pour adultes, d'un quartier pour femmes, d'un quartier pour mineurs et des cellules disciplinaires. Au niveau du quartier pour adultes, on distingue des bâtiments pour les condamnés et des bâtiments pour les prévenus. Toutefois, les prévenus et les condamnés se partagent la même cour.

Les détenus s'adonnent souvent à des jeux de dames, de ludo et d'awalé. Ils font aussi du football aux endroits où l'espace le permet.
 

L'effectif général moyen de 2000 à 2007, est de 3 003. Il a évolué jusqu'a ce jour comme suit :

  •  2 741 en mars 2005,

  •  2 823 en décembre 2006,

  •  3 549, en décembre 2007,

  •  3 071 le 15 mai 2008 (après la remise d'un quart de peine pour les détenus de droit commun)

Au 17 juin 2008, la population carcérale se répartissait comme suit :

 

PRISON HOMMES FEMMES TOTAL
Dapaong 205 5 210
Mango 71 0 71
Kanté 50 2 52
Kara 274 5 279
Bassar 74 1 75
Sokodé 219 7 226
Atakpamé 220 3 223
Notsé 123 4 127
Tsévié 129 2 131
Lomé 1 295 38 1 333
Aného 108 4 112
Vogan 266 5 271
TOTAL 3 034 76 3 110