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A leur création, les prisons du Togo
dépendaient du ministère de l'Administration territoriale et de la
Sécurité. Elles ont été rattachées au ministère de la Justice par
décret 92-10/PMRT du 12 février 1992 du Premier ministre.
Organisée par l'arrêté 5/MJ/CAB du
29 mars 1994, la Direction de l'Administration pénitentiaire assure
jusqu'à ce jour,
-
la gestion des détenus des
prisons du Togo,
-
l'implantation et de
l'équipement des prisons,
-
l'évaluation des besoins des
établissements pénitentiaires,
-
le contrôle de la population
carcérale,
-
l'amélioration de la
législation en matière pénitentiaire et du contrôle de
l'application de la loi pénitentiaire,
-
la direction de l'assistance
sociale pénitentiaire,
-
la centralisation et l'exploitation des rapports périodiques des commissions de
surveillance des prisons,
-
le recrutement et la formation des régisseurs
de prisons et des autres agent pénitentiaires,
-
la mise en place et la
coordination des actions de réinsertion sociale,
-
la gestion du personnel
pénitentiaire.
La direction de l'Administration
pénitentiaire est constituée de cinq divisions :
-
division des études, chargée de
la recherche de solutions techniques et juridiques aux problèmes
de l'administration et à ceux relatifs au bien être des détenus.
-
division de la comptabilité qui
assure la tenue des comptes,
-
division du contrôle qui à en
charge le contrôle de la population carcérale des centres de
détention et veille à l'application de la loi,
-
division de la gestion
Administrative et du matériel qui gère les magasins de produits,
-
division de l'action sociale et
de la rééducation qui assure l'hygiène et les soins médicaux aux
détenus.
A ce jour, le Togo compte 12 prisons :
Dapaong, Mango, Kantè, Kara, Bassar, Sokodé, Atakpamé, Notsè, Tsévié,
Lomé, Vogan et Aného.
Chaque prison à a sa tête un
régisseur, qui est le premier responsable. Il coordonne les
activités des structures connexes. Il est aidé, pour ce qui est de
l'alimentation, des détenus, d'un magasinier et de cuisiniers. On y
retrouve également :
-
un service de santé, qui prend en charge les problèmes de santé des détenus, les résout quand ils
sont mineurs, et procède à l'évacuation des détenus vers des
centres hospitaliers universitaires.
-
un service de garde qui est
constitué d'agents du Ministère de la sécurité, avec à leur tête
un chef de sécurité communément appelé chef de prison.
-
un service social qui est chargé
d'écouter les détenus, de leur apporter un appui.
Chaque prison est constituée d'un
quartier pour adultes, d'un quartier pour femmes, d'un quartier
pour mineurs et des cellules disciplinaires. Au niveau du
quartier pour adultes, on distingue des bâtiments pour les condamnés
et des bâtiments pour les prévenus. Toutefois, les prévenus et les
condamnés se partagent la même cour.
Les détenus s'adonnent souvent à des jeux de dames, de ludo et
d'awalé. Ils font aussi du football aux endroits où l'espace le
permet.
L'effectif général moyen de 2000 à
2007, est de 3 003. Il a évolué jusqu'a ce jour comme suit :
Au 17 juin 2008, la population
carcérale se répartissait comme suit :
| PRISON |
HOMMES |
FEMMES |
TOTAL |
| Dapaong |
205 |
5 |
210 |
| Mango |
71 |
0 |
71 |
| Kanté |
50 |
2 |
52 |
| Kara |
274 |
5 |
279 |
| Bassar |
74 |
1 |
75 |
| Sokodé |
219 |
7 |
226 |
| Atakpamé |
220 |
3 |
223 |
| Notsé |
123 |
4 |
127 |
| Tsévié |
129 |
2 |
131 |
| Lomé |
1 295 |
38 |
1 333 |
| Aného |
108 |
4 |
112 |
| Vogan |
266 |
5 |
271 |
| TOTAL |
3 034 |
76 |
3 110 |
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